Andrew Bailey, la stratégie des petits pas de la BoE

La BoE vient d’annoncer une baisse de 25 points de base de ses taux directeurs, à 4,75 %. Il s’agit de la deuxième depuis août, après une pause en septembre dont A. Bailey avait, alors, tenté d’atténuer l’impact en ouvrant la porte à une possible baisse lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire. Cette fois-ci, en même temps qu’il matérialise ce geste, il souligne que les baisses de taux ne seront ni trop rapides ni trop fortes, afin d’assurer une maîtrise durable de l’inflation. La BoE attache, à l’évidence, une grande importance à l’équilibre de sa communication, laquelle tranche avec celle de la Fed. Sa prudence, permettra-t-elle mieux contrôler l’évolution des taux à terme que ce n’est le cas outre-Atlantique ? C’est tout l’enjeu de perspectives de baisses des taux directeurs britanniques beaucoup plus réservées que celles de la Fed, notamment justifiées par une politique budgétaire légèrement expansionniste cette année. A bon entendeur…

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Le mieux que la Fed puisse faire serait de s’abstenir, l’osera-t-elle ?

 La Fed n’a cessé d’être prise à défaut depuis le FOMC du 18 septembre au cours duquel elle s’était montrée particulièrement confiante sur les perspectives d’inflation et sa capacité à baisser ses taux directeurs. Dans le sillage de données économiques bien meilleures qu’attendu en octobre, les anticipations d’inflation se sont envolées et celles de baisse des Fed Funds ont été sensiblement réduites. La victoire de D. Trump à la présidentielle a fini d’enfoncer le clou avec un net regain de tensions des taux à terme, à 4,27 % pour les T-Notes à 2 ans et 4,44 % pour les échéances à 10 ans.

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Décollage de l’économie allemande

Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté de 4,2 % en septembre, après une baisse de 5,4 % en août et deux nettes hausses, d’environ 4 % également, en juin et juillet. Résultat, sur l’ensemble du troisième trimestre, les ordres se sont accrus de 4,1 %, leur plus forte hausse depuis trois ans, pour une progression annuelle légèrement positive de 0,7 % pour la première fois depuis le début de 2022. Ces dernières informations s’ajoutent à celles déjà disponibles d’une nette amélioration du climat de confiance des consommateurs et de leurs dépenses et complète le diagnostic d’un environnement définitivement plus clément.

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Élections américaines, toutes les hypothèses sont ouvertes

C’est une cause entendue, la course à la Maison Blanche est serrée et aucun des principaux prévisionnistes -sérieux- n’a jamais donné à l’un ou à l’autre des candidats beaucoup plus que 60 % de chances de l’emporter, pour finalement s’accorder sur un 50/50 quasi-parfait. A titre de comparaison, les chances d’Hillary Clinton en 2016 étaient, au pire, supérieures à 70 %, voire dépassaient allègrement les 90 %, pour le résultat final que l’on sait. Bref, on ne peut faire plus incertain et une telle situation devrait inciter, de toutes façons, à la retenue.
Tel n’est guère ce qui caractérise, néanmoins, les marchés financiers. Sans surprise, ces derniers ont misé sur une victoire de D. Trump, sans vraiment, d’ailleurs, s’intéresser aux implications économiques et, encore moins, socio-politiques, de son programme (cf D. Trump : 2016-2024, ou l’inquiétante anesthésie d’un monde en perdition) et de son éventuelle réélection. Au fur et à mesure de sondages un peu plus favorables au candidat républicain, le mouvement s’est amplifié, entrainant dans son sillage de profonds ajustements sur les marchés, notamment marqués par l’envolée des anticipations d’inflation, des taux d’intérêt et des cryptomonnaies (+18 % pour le Bitcoin en un trimestre).

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BMG octobre 2024 – Dans l’épaisseur du trait, toujours…

Notre baromètre continue de fluctuer autour de 0 et s’établit en octobre à 0,2, après -0,3 en septembre. Toutes ses composantes regagnent un peu de terrain, en zone positive pour les climats des affaires, la consommation et les exportations, en territoire neutre pour l’investissement. La hiérarchie des pays reste inchangée, les Etats-Unis en pole position et la Chine bonne dernière, quoiqu’en un peu meilleure posture qu’en septembre. Notre baromètre de l’inflation stagne en terrain négatif, à -0,5 après -0,4, malgré sa remontée en Asie.

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L’inflation de l’UEM atténue le message allemand, mais les doutes s’instillent

Demi soulagement sur les données européennes, après les résultats contrariants publiées hier en Allemagne. L’inflation de la zone euro est passée de 1,7 % en septembre à 2 % ce mois-ci, en hausse de trois dixièmes, contre quatre outre-Rhin, et sa composante sous-jacente est restée inchangée, à 2,7 %. Malgré une hausse généralisée à la plupart des pays de la région, l’anomalie du mois reste donc essentiellement allemande, à ce stade du moins. Car derrière des données globalement rassurantes, les tensions renouvelées du côté alimentaire interpellent, ceci tout particulièrement au lendemain de la catastrophe climatique intervenue dans le sud de l’Espagne. Par ailleurs, les résultats d’enquêtes sur les prix prévus par les professionnels des services ne vont pas dans la bonne direction, tandis les effets de base des mois à venir sont haussiers. Cela commence à faire beaucoup et à instiller le doute quant au risque que les données allemandes puissent être avant-coureuses d’un mouvement plus général de regain de tensions inflationnistes plus marquées qu’anticipé d’ici la fin de l’année.

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Agenda économique : quelle journée !

Avalanche de publications économiques ce jour, avec à la clé un certain nombre de rebondissements sur les marchés, parmi lesquels, une nette remontée des taux d’intérêt en Europe, sur fond de décrochage généralisé des indices boursiers malgré les bonnes surprises, allemandes, notamment.
– La croissance française a atteint 0,4 % au troisième trimestre, dont la moitié est due aux JO et l’autre moitié, aux variations de stocks ainsi qu’à une baisse des importations plus forte que celle des exportations. Hors ces éléments, la croissance « sous jacente » devient nulle. Le PIB français ferait donc à peine mieux que l’italien, lui aussi stagnant.
– En revanche, l’Allemagne surprend positivement, avec une croissance de 0,2 % et l’Espagne conserve un rythme très soutenu, de 0,8 %, similaire à celui du deuxième trimestre.
– Enfin, les Etats-Unis naviguent à leur vitesse de croisière, toujours très soutenue. La croissance y a atteint 2,8 % r.a. et les données de l’ADP montrent une accélération de l’emploi en octobre. Malgré le net ralentissement de l’inflation des prix du PIB et les difficultés persistantes du secteur de l’immobilier, la Fed est un peu plus en porte-à-faux.

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La semaine commence en fanfare aux Etats-Unis ; les taux s’envolent

Les premières publications d’une semaine américaine particulièrement chargée ont eu lieu aujourd’hui et mettent un peu plus encore en porte-à-faux les perspectives de baisses des taux de la Fed, qui tiendra son prochain FOMC mercredi et jeudi prochains, au lendemain de l’élection présidentielle.
Les nouvelles sont, en effet, incontestablement bonnes, du moins hors ouvertures de postes de travail (Jolts) qui poursuivent leur déclin à un rythme comparable à celui de ces deux dernières années et retombent à 7,44 millions en septembre, après 7,86 en août. La Fed y portera-t-elle, pour autant, la même attention qu’en septembre ? C’est peu probable, à en juger par le flux d’informations qu’elle reçoit par ailleurs, d’ores et déjà à l’origine d’une nouvelle embardée à la hausse des taux futurs, à 4,16 % s’agissant du rendement des T-Notes à 2 ans et 4,33 % pour le taux à 10 ans. La baisse entamée fin juillet est donc effacée et la correction pourrait bien ne pas avoir dit son dernier mot si jamais les publications à venir sont dans la même lignée.

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