Résistance bienvenue pour les enquêtes INSEE et IFO

Après les PMI, plutôt corrects au vu des inquiétudes en présence, les retours des enquêtes INSEE et IFO d’avril sont encore meilleurs, avec des indicateurs stables, bien que toujours faibles, à respectivement 96 et 87. Si les niveaux en présence témoignent, toujours, d’une conjoncture morose, cette dernière ne s’est pas dégradée depuis l’emballement de la guerre commerciale. Comme pour les enquêtes S&P, les climats des affaires manufacturiers, notamment, semblent préservés. Les retours sur le plan des services sont en phase avec ceux de mars. A contrario, les consommateurs ne sont pas à la fête, le commerce de détail est le plus touché, des deux côtés du Rhin.
Le risque de dégradations plus nettes dans les mois à venir est, évidemment, présent. Cependant, même sur ce point, les perspectives vont plutôt dans le bon sens…

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PMI européens et tarifs…même pas mal ?

Très attendus après l’annonce des droits de douane par D.Trump le 2 avril, les indicateurs PMI sont moins mauvais qu’on aurait pu le craindre. Au Japon, ces derniers se sont, carrément, redressés. A l’autre extrémité du spectre, les PMI britanniques ont atteint leur plus bas niveau depuis deux ans
Entre les deux, en zone euro, l’indice composite est passé de 50,9 à 50,1. L’équivalent français a perdu sept dixièmes, à 47,3, tandis que l’allemand a retrouvé la zone -théorique- de contraction, à 49,7, près 51,3. Les annonces américaines ont donc eu un impact, renseigné par les enquêtes, mais celui-ci n’a rien d’exceptionnel, par rapport aux fluctuations courantes de tels indicateurs.

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J. Powell dans le viseur de D. Trump, la crise du dollar prend de l’ampleur

J. Powell se pliera ou partira. C’est, en somme, le message envoyé par D. Trump au sujet du président de la Fed qu’il menace de faire tomber sous peu. Dans la foulée de l’annonce d’une nouvelle baisse des taux de la BCE, le président américain a une nouvelle fois accusé le président de la Fed de jouer une partie politique et de ne pas mener la politique monétaire appropriée, lui reprochant de trop tarder pour baisser ses taux d’intérêt, au contraire de ses demandes et de ce que faisait la BCE. Le président américain ne se contente pas seulement de critiquer l’action de la Fed, comme c’était le cas jusqu’à présent ; il menace dorénavant J. Powell de destitution. « Il est plus que temps que le mandat de Powell se termine » a, ainsi, écrit D. Trump sur sa plateforme. Ses propos ont été à l’origine d’une nouvelle vague de panique sur les marchés ce lundi, séance au cours de laquelle Dow Jones, Nasdaq et S&P, ont perdu, de concert, 2,5 %. C’est néanmoins ailleurs que se mesurent les effets de ces invectives à l’égard de l’institution monétaire américaine, en l’occurrence :
– sur le cours du dollar, en chute de plus de 1 %, à 98,13 pour l’indice ICE (11 % depuis son point haut de début janvier)
– sur les tensions renouvelées des rendements des T-Notes à 10 et des T-Bonds à 30 ans, en hausse de près de 10 points, à respectivement 4,41 % et 4,91 %.
– Sur l’envolée de plus de 3 % des cours de l’or, enfin, l’once ayant allègrement dépassé les 3 400$ ce lundi.
L’ensemble à la faveur d’une situation caractéristique d’une crise du dollar aux conséquences des plus menaçantes pour l’économie américaine et le reste du monde.

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C. Lagarde, « dovish » par défaut

« Nous devons être prêts à l’imprévisibilité »… et pour cause. Rarement la présidente de la BCE n’est apparue aussi incertaine, qu’il s’agisse, bien sûr, des développements possibles sur le front de la guerre commerciale, de leurs conséquences en matière de croissance et d’inflation ou, encore, des effets à terme des initiatives européennes en faveur de la défense et des infrastructures. Préoccupée, Mme Lagarde l’est indiscutablement, au point d’avoir fait dévisser les taux à deux ans allemands de quelques sept points de bases supplémentaires malgré l’annonce largement anticipée d’une baisse d’un quart de point de ses taux directeurs, à 2,25 % concernant le taux de facilités de dépôts. La suite ? Nul ne sait pourtant, car si la BCE se satisfait des résultats obtenus sur le front de l’inflation, « y compris des services », et anticipe une révision à la baisse des perspectives de croissance, rien ne lui permet de s’engager sur ce que sera sa politique future, qui sera décidée au cas par cas, en fonction des éléments à disposition.
Qu’attendre de plus dans le contexte en présence ? D. Trump tient les banques centrales et les perspectives internationales dans un étau dont il semble le seul maître. Si l’action de la BCE permet de préserver une pentification de la courbe des taux d’intérêt, cette protection se révèle aujourd’hui de bien peu d’effets pour protéger les bourses face aux menaces en présence. Il faut espérer que l’offre de crédit résiste davantage, c’est sans doute sur ce point que la vigilance de la BCE porte déjà et, sauf volte-face, a priori peu probable, de la politique américaine, ce qui l’incitera à aller plus loin dans le processus de baisse des taux dans les mois à venir.

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À ce stade, les menaces américaines ont profité à la Chine. Ça ne devrait pas durer.

Au premier trimestre, le PIB chinois est ressorti en hausse de 1,2 %, après 1,6 % en fin d’année dernière. Sur un an la croissance économique est inchangée, de 5,4 % du fait notamment à la révision à la hausse du troisième trimestre. Les données mensuelles d’activité sont en amélioration, avec une accélération de la croissance de la valeur ajoutée dans l’industrie et les services, de même que des ventes de détail et de l’investissement.
Reste que ces résultats sont antérieurs au 2 avril, date à partir de laquelle les droits de douanes américains sur les produits chinois se sont envolés, jusqu’à atteindre 145 % en fin de semaine dernière. Si la perspective d’une hausse des tarifs américains a dopé l’activité du premier trimestre, c’est bien l’effet inverse qu’il faut anticiper pour les trimestres à venir.

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Enquêtes européennes : calme sur le BLS, tempête sur le ZEW

D’après l’enquête « Bank Lending survey », d’avril, les conditions de crédit se sont détendues : le pourcentage net de banques rapportant un durcissement de leurs conditions de crédit est moindre qu’au premier trimestre, quand bien même il est resté légèrement positif, autour de 3 %, en ce qui concerne le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises. Les conditions de crédit hypothécaire se sont, quant à elles, véritablement assouplies, avec un solde à -7 %, en raison de la concurrence entre les banques.

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L’inflation seule aurait suffi pour faire baisser les taux américains…

Après un début d’année inquiétant, l’inflation américaine montre de vrais signaux de ralentissement. Elle est passée de 2,8 % en février à 2,4 % en mars. Même chose pour l’inflation sous-jacente, en recul de trois dixièmes, à 2,8 %. En termes mensuels, les prix à la consommation ont même baissé de 0,1 %, pour la première fois depuis presque trois ans, sous l’effet combiné du ralentissement du CPI « cœur », à 0,1 % et de la baisse de 2,4 % des prix de l’énergie. En résumé, à l’exception de l’alimentaire, en hausse de 0,4 % sur un mois, les données du mois de mars sont d’un cru rarement égalé depuis la fin du covid….
Dans ce contexte, la Fed aurait clairement pu envisager de reprendre ses baisses de taux… Si seulement il n’y avait pas les initiaties ravageuses de D. Trump.

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Dans la panoplie de guerre commerciale, la bombe des taux vaut toutes les ripostes

Parmi les scénarios de risques envisagés début janvier à la perspective d’un retour de D. Trump à la Maison blanche, celui d’un double krach obligataire et du dollar que provoquerait la perte de confiance des investisseurs étrangers à l’égard de l’administration américaine, occupait une place de choix. La déclaration de guerre commerciale de D. Trump il y a tout juste une semaine y a ajouté une nouvelle dimension : celle d’une arme économique toute puissante susceptible d’être actionnée par les premiers détenteurs de dette du Trésor américain, le Japon et la Chine, en particulier. L’a-t-elle été ? Ce n’est pas encore certain mais l’hypothèse gagne du terrain et commence à faire le travail sur le niveau des taux d’intérêt à long terme de la dette publique américaine, subitement remontés à 4,87 % durant la nuit pour les emprunts à 30 ans. Il s’agirait d’une bombe obligataire aux effets instantanés pour l’économie américaine et mondiale.

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