Enfin un message un peu plus convaincant sur l’industrie européenne

Après avoir suscité maintes inquiétudes, les commandes allemandes ont rebondi de 4,8 % en février après leur frémissement de 0.5 en janvier. Quoique, pour une bonne part, explicable par la vigueur des commandes exceptionnelles, ce résultat n’en est pas moins significatif pour un début d’année qui bénéficie d’un regain de demande étrangère, comme l’ont montré, hier, les données du commerce extérieur.

De bonnes nouvelles qui ne se limitent pas à l’Allemagne puisque la France a, aussi, enregistré une hausse de 1,3 % de sa production manufacturière, insuffisante, néanmoins, pour compenser les pertes de janvier.

Il reste donc bien du chemin à parcourir et celui-ci ne sera pas de tout repos mais les données européennes de ce matin vont plutôt dans la bonne direction.

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Baromètre macroéconomique global mars 2023- Retour de bâton chinois

En mars, notre baromètre reperd marginalement du terrain, à -0,1 contre 0,1 en février. Une fois passés les impacts de la réouverture, les momenta chinois sont nettement moins porteurs pour nos indicateurs. Le momenta de l’investissement est toujours légèrement négatif, tandis que ceux des exportations, de la consommation et du climat des affaires tiennent un peu mieux, en zone neutre. Notre indicateur d’inflation ne quitte pas le territoire neutre, à -0,2 après -0,1 en février.

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En UEM, l’inflation chute et le sous-jacent montre de très légers signes d’apaisement

Conformément aux anticipations et aux données allemandes, françaises et espagnoles, l’inflation totale en zone euro a nettement ralenti en mars, avec un recul de 1,6 point, à 6,9 %. Reste que, comme anticipé, aussi, cette baisse n’est due qu’à sa composante énergétique, d’ailleurs repassée en territoire négatif, à -0,9 % au cours des douze derniers mois. L’inflation alimentaire a, en effet, poursuivi sa hausse, à 15,4 % après 15 % en février, et reste un sujet de préoccupation majeure dont on a notamment vu les effets sur les données de consommation publiées ce matin en France et en Allemagne.

Tout n’est pas mauvais, cependant, dans ce rapport. L’inflation sous-jacente, à 5,7 %, n’est supérieure à celle de février que de quelques centièmes. Est-ce un premier signal de moindres tensions, déjà suggéré par les retours d’enquêtes récentes, qui coïnciderait avec le temps généralement imparti aux effets de second tour ? Le rapport d’aujourd’hui, autorise, enfin, à l’envisager.

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L’inexorable chute de la consommation de biens en France et en Allemagne

En Allemagne, en février, les ventes de détail ont enregistré une chute de 1,3 % et un niveau inférieur de plus de 7 % à celui de février 2022. En France, après un rebond en janvier, la consommation des ménages à prix constants s’est repliée de 0,8 %, pour une baisse sur 12 mois de plus de 4 %.

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Embellie générale sur l’IFO allemand, plus convaincant que les PMI

Moins ambigus encore que les PMI, les indicateurs de l’IFO sur l’économie allemande dans son ensemble ont affiché une nette progression, avec notamment un  plus haut niveau depuis un an sur les perspectives. L’indicateur composite synthétique a pour sa part progressé de plus de 2 points, à 93,3. Hausse un peu plus limitée pour celui des conditions courantes, à 95,4 après 94,9.

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Climat : on attend quoi ?

Chaque fois plus alarmants sur l’accélération du réchauffement climatique et ce qu’il signifie de menaces, les rapports du GIEC se succèdent, et on en est tout juste à la pédagogie. Et encore ! Il est des causes bien moins vitales, au sens propre du terme, à en juger par ce qui nous revient de la Conférence en cours de l’ONU sur l’eau, qui ont su mobiliser une énergie bien plus intense en matière d’information, de formation, de communication et de politiques d’accompagnement, lorsque des changements se sont imposés par le passé. Car, la cause est entendue, ou devrait l’être : nous ne répondrons pas aux limites qu’imposent le réchauffement climatique par des politiques de l’offre uniquement, du reste très timorées, sans changements des comportements.

Il s’agit, en priorité, de réduire notre dépendance énergétique, avant d’être en mesure d’assurer, à plus long terme, une production climato-compatible suffisante. Ceci implique une accélération impérative de la transition des procédés de production industriels et agricoles, des modes de transports et, plus généralement, des modes de vie et de consommation. Car c’est, in fine, de l’exigence des consommateurs que viendront les plus puissants leviers du changement et, tant qu’il est peut-être encore temps, notre capacité à transformer une menace quasi existentielle en de potentielles multiples avancées porteuses de résultats. Alors, on attend quoi, le déluge ?

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La BoE choisit la voie médiane, un peu forcée

Crise bancaire, risques récessifs, inflation, quel problème la BoE allait-elle choisir de traiter ? Aucun des trois ou, du moins, pas totalement, puisque ces difficultés, que l’on pensait insurmontables, semblent presque s’effacer d’elles-mêmes, à en croire le communiqué de la Banque d’Angleterre après l’annonce d’une hausse de 25 points de base des taux directeurs, à 4,25 %.

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La FED peut-elle encore décider de relever ses taux, même d’un quart de point ?

Malgré la crise bancaire en présence, c’est l’opinion de nombreux observateurs, qui considèrent que la FED ne peut pas relâcher sa vigilance à l’égard de l’inflation. Ce pourrait être, aussi, une tentation de faire comme la BCE, pour envoyer un message rassurant, en substance : nous avons fait le nécessaire pour circonscrire la crise bancaire et pouvons, dès lors, poursuivre le cap du resserrement monétaire en cours face aux bons résultats du marché de l’emploi et à une inflation toujours excessive. Après tout, on imagine sans mal que la FED préfèrerait pouvoir agir de la sorte plutôt que d’avoir à gérer ce qui, à ce stade, semble ne pouvoir être présenté que comme une parenthèse, ou une pause, dans le processus encore inachevé de normalisation monétaire. Les contorsions d’un tel exercice ne sont guère confortables, même après avoir répété que rien de sa politique n’était prédéterminé et qu’elle agirait en fonction des données et développements au fil du temps. Manque néanmoins à chacun de ces arguments l’utilité de procéder à un relèvement immédiat des Fed Funds, alors que la crise bancaire joue d’elle-même l’effet d’un resserrement du marché du crédit, et les risques qu’elle pourrait encourir dans un contexte encore très incertain. Sur ces deux points, un statu quo vaudrait mieux que toute autre expérimentation.

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