PMI : la zone euro fait tache

Les indicateurs PMI du climat des affaires publiés aujourd’hui sont, hors zone euro, plutôt bien orientés pour le premier mois de 2024 : le Royaume-Uni, le Japon et les Etats-Unis enregistrent des hausses significatives, en zone de légère croissance. Un tournant que n’a, cependant, pas pris la zone euro où les indicateurs sont nettement moins encourageants, pour ne pas dire préoccupants, toujours en zone de nette contraction pour l’activité, malgré le rebond des indices manufacturiers, tandis que renaissent des tensions sur les prix des inputs.

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Les ventes de détail britanniques jettent le doute sur la fin d’année

Avec une baisse de 3,2 % en décembre, après une hausse de 1,4 % en novembre, les ventes de détail en volume terminent l’année en  recul de 2,4 % sur 12 mois. L’anticipation des achats avec le  Black Friday en novembre explique une part de ce reflux. Difficile, néanmoins, de s’en satisfaire totalement, tant le niveau en présence est faible, le plus bas depuis la deuxième vague de Covid, inférieur de plus de 5 % à la moyenne de 2019. Le responsable de cette baisse est, dès lors, à chercher du côté du renchérissement du coût de la vie et des hauts taux d’intérêt.

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Royaume-Uni, la désinflation attendra, la baisse des taux aussi

Calme plat : il ne s’est rien passé, en décembre, sur l’inflation britannique. Celle-ci est restée quasiment stable, à 4 %, tandis que sa composante sous-jacente a été, totalement, inerte, à 5,1 %. Idem, d’ailleurs, pour les composantes biens et services, à respectivement 1,9 % et 6,4 %. Seule l’inflation alimentaire, en baisse de 1,2 point, à 8 %, a enregistré une variation sensible et significative.
Néanmoins, ces faibles évolutions signifient, d’une part, que les variations mensuelles du CPI, notamment dans les services, sont suffisantes pour maintenir l’inflation à un haut niveau et, d’autre part, que, faute de tendance baissière plus franche, cette dernière risque de réaccélerer avec la hausse des prix administrés de l’énergie en janvier. Seule bonne nouvelle, à confirmer, le ralentissement sur le front des salaires et la faiblesse persistante des prix à la production.

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L’inflation reste trop élevée pour autoriser une baisse imminente des Fed Funds

En décembre 2023, l’inflation américaine a augmenté de trois dixièmes, à 3,4 %, pour finalement clôturer l’année avec un taux moyen de 4,1 %, après 8,0 % en 2022. Si, d’une année à l’autre, les progrès sont notables, l’accélération de décembre n’est pas bienvenue. Les anticipations implicites d’une première baisse des taux des Fed Funds dès le mois de mars, qui prévalaient encore hier sur les marchés, sont à l’évidence mises à mal par ce rapport et il faudrait peu pour que les anticipations de baisse des taux directeurs du premier semestre dans sa globalité soient plus drastiquement remises en cause. Contrairement aux attentes, l’inflation sous-jacente, montre en effet bien peu de progrès tandis que de leur côté, les effets négatifs de base en provenance de l’énergie s’estompent. Pour autant, à y regarder de plus près, les sources de déception sont peu pertinentes du point de vue cyclique. Sauf les prix des loyers, en légère accélération, ce sont surtout ceux des assurances santé et auto qui expliquent les mauvais résultats du mois de décembre. Rien de bien cyclique mais des tendances embarrassantes pour la FED tant que la croissance tient.

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Le cercle vicieux allemand

Avec la baisse de l’inflation et la baisse des taux d’intérêt, l’économie allemande pouvait espérer une année 2024 un peu meilleure que 2023. L’institut IFO, dans ses prévisions de jeudi dernier, tablait sur une hausse du PIB de 0,9 %. Notre propre scénario envisageait une croissance de 0,5 %, certes modeste, mais plus encourageante que la contraction de 0,3 % attendue pour cette année. Malgré tout, les éléments contrariants se multiplient.

  • Après les PMI, les indicateurs IFO du climat des affaires se sont de nouveau repliés. L’indicateur composite est retombé de 87,8 à 86,5 points entre novembre et décembre, sous l’effet d’une dégradation dans l’industrie, la construction et le commerce, seuls les services se maintenant à peu près à flot, avec un solde d’opinions toutefois légèrement négatif. Avec des indicateurs d’ores et déjà très faibles, ces nouveaux replis mettent largement à mal les espoirs de reprise nés des statistiques des mois précédents.
  • Dans un tel contexte, les développements budgétaires sont particulièrement malvenus. Le retour du « frein à l’endettement » imposé par la Cour de Karlsruhe a poussé le gouvernement à combler un trou de 17 milliards d’euros dans le budget 2024 par des hausses de taxes et des baisses de dépenses, auxquels s’ajoutent les coupes dans les fonds spéciaux hors budget. Il s’agit, au total, d’une perte équivalente à environ 1,5 % du PIB allemand, sur plusieurs années, particulièrement malvenue pour une économie allemande, déjà en très mauvaise posture.

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Données du jour : mitigées en Asie, plombées en Europe

Un certain nombre de données ont été publiées ce matin pour l’Asie et l’Europe :
– Malgré du mieux du côté des données mensuelles, les données chinoises, en glissement annuel, bénéficient, surtout, d’importants effets de base.
– Les PMI japonais s’améliorent marginalement, sauf dans l’industrie manufacturière
– Ceux de la France et de l’Allemagne se dégradent et entérinent, un peu plus, les risques récessifs.
– C’est l’inverse, au Royaume-Uni, avec la confirmation de l’amélioration déjà entrevue en novembre, à moins qu’il ne s’agisse que d’effets prix…

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Quand, même, les salaires britanniques décrochent…

En octobre 2023, les salaires britanniques hors bonus ont enregistré une croissance annuelle de 6,3 %, contre 7,6 % en septembre. En termes mensuels, le salaire moyen hebdomadaire moyen a reculé de 0,3 %, en données corrigées des variations saisonnières, une première depuis la crise du Covid. Manifestement, les tensions inflationnistes cèdent du terrain, y compris outre-Manche, où les progrès en la matière étaient jusqu’alors particulièrement lents par rapport au reste du monde occidental, de quoi consolider les espoirs de baisses généralisées des taux directeurs, quand bien même seulement d’ici quelques mois…

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L’industrie allemande, de mal en pis

Loin des -maigres- espoirs suscités par les climats des affaires, mais en phase avec les commandes, la production manufacturière allemande s’est repliée de 0,5 % en octobre après un recul de 1,7 % en septembre. Additionnée aux mauvais retours dans la construction, cette contraction a fait chuter la production totale (construction incluse) pour le cinquième mois consécutif, à son plus bas niveau depuis la première vague de Covid, en dépit du rebond de l’énergie et du secteur minier.

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