A la BCE, un conseil des gouverneurs très politique pour clore 2024

Quand le politique fait guerre, les banques centrales sont rarement épargnées. C’est particulièrement vrai pour la Fed, menacée par D. Trump de perdre son indépendance, mais ce n’est pas totalement faux du côté de la BCE, en des temps de tensions de plus en plus marquées entre les pays de l’union monétaire, notamment entre ses deux principaux membres. En l’occurrence, Mme Lagarde pourrait justifier d’accélérer la cadence de la baisse de ses taux directeurs et procéder, ce jeudi, à un ajustement d’un demi point plutôt que d’un quart. La situation en présence mériterait, en effet, que le niveau des taux réels soit abaissé en zone neutre, voire négative, d’autant que les anticipations d’inflation de long terme des marchés, lourdement retombées ces dernières semaines, sont inférieures à l’objectif de 2 % de la BCE. Il est très probable néanmoins que le conseil ne retienne pas cette option. Les « faucons », sans surprise, s’y opposeront, mais peut-être aussi Mme Lagarde, soucieuse de préserver sa posture d’impartialité, plutôt que de paraître voler au secours de la France.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Commandes allemandes : fragile soutien international, déprime domestique

Les commandes allemandes sont ressorties en recul de 1,5 % sur un mois en octobre, après une hausse de 7,2 % en septembre en raison, toujours, des fluctuations des ordres « majeurs ». Elles n’en ont, pas moins, affiché une nette hausse sur un an, de 5,8 %. Un satisfecit sur le court terme, a priori, de bonne augure, pour l’activité, en attendant les chiffres de production de demain.
En revanche, les données en présence font le grand écart entre des ordres étrangers toujours soutenus, en hausse de 0,8 % après 9,3 % en septembre et des commandes domestiques, en baisse de 5,3 %, au plus bas depuis la crise covid. L’amélioration de la consommation, qui a fait les premiers éléments de la reprise cet été, est déjà menacée.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

BMG novembre 2024 – La conjoncture mondiale ne tient qu’à un fil

Notre BMG s’établit à -0,1 en novembre, après 0,2 en octobre, inchangé par rapport à la première estimation. Le résultat aurait été bien plus négatif sans le commerce extérieur, seule composante en zone très positive, au vu de la dégradation d’ampleur sur tous les autres fronts: climat des affaires et production industrielle, consommation et investissement, tous en territoire négatif. A rebours des mois précédents, l’Asie maintient le baromètre à flot, face à la détérioration américaine, européenne et, surtout, britannique. Notre baromètre de l’inflation persiste en territoire négatif, à -0,5.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation allemande, au milieu du gué, n’est plus une entrave pour la BCE

 Après sa forte hausse d’octobre, l’inflation allemande a affiché une certaine accalmie en novembre. Malgré une augmentation de deux dixièmes, à 2,2 % de l’indice total et d’un dixième de sa composante sous-jacente, à 3 %, sa mesure harmonisée est restée stable, à 2,4% par rapport au mois dernier et l’inflation dans les services n’a pas évolué, à 4 %.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Le retour du chômage en France

D’après l’enquête INSEE, la confiance des ménages s’est encore repliée en novembre, avec un indicateur à 90, après 93 en octobre. En cause, une très nette dégradation des perspectives, mesurable sur tous les indicateurs : économiques, financières, intentions d’achats…
Parmi ceux-ci, l’opinion sur le chômage futur augmente de 9 points, sa plus forte hausse depuis deux ans, et repasse nettement au-dessus de sa moyenne de long terme pour la première fois depuis les débuts du Covid, voire depuis 2016 si l’on exclut la pandémie..


Après l’envolée des défaillances d’entreprises, ce constat ne surprend guère mais constitue un nouveau revers majeur pour l’économie hexagonale, après dix années de succès sur ce front. A ce rythme, les chances que l’économie française échappe a une contraction sont assurément minces et les hypothèses du gouvernement en arrière plan du budget en cours de discussion plus fragilisées. Ces dernières tablent, en effet, sur une croissance du PIB de 1,1 en moyenne l’an prochain.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les PMI le confirment : la récession rode en Europe, Royaume-Uni inclus

Les données PMI de novembre sont sans appel pour le vieux continent : les indicateurs allemands et, plus encore, français, chutent et s’enfoncent sous le seuil de 50, frontière entre récession et expansion. Une déprime largement entretenue par le contexte politique en présence, notamment en ce qui concerne l’Hexagone. Fait nouveau, le Royaume-Uni, lui aussi, retombe en territoire de contraction, quoique moins marquée, avec un indicateur à 49,9, conclusion de deux semaines d’indicateurs franchement médiocres, sur le front de l’activité comme des prix.
Le contexte est tout autre en Asie : le Japon s’est stabilisé après sa forte baisse d’octobre et les indices indiens gagnent, encore, du terrain. Rien néanmoins pour venir au secours de la conjoncture européenne dans les mois à venir.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre