L’industrie américaine, décidément, languissante, les services tiendront-ils ?

Nouveau recul des indices ISM manufacturiers américains, à 46,3 après 47,7 en mars, avec des composantes en territoire de contraction et en baisse, à l’exception des perspectives de production. Parmi les secteurs, seuls le pétrole et les machines ont pu atteindre le territoire d’expansion et il semble que l’automobile ait un peu moins le vent en poupe que ces derniers mois, malgré le soutien procuré par l’IRA.

En temps normal, comme le rappelle le compte rendu qui accompagne cette publication, de tels niveaux seraient compatibles avec un recul du PIB de 0,9 % r.a . La balle est donc dans le camp des services, jusqu’à présent plutôt résistants, bien qu’incontestablement fragiles.

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Quel avenir pour l’industrie des pays du noyau dur européen ?

L’électroencéphalogramme de la production manufacturière des principaux pays de la zone euro est chaque mois un peu plus glaçant. Si les explications ne manquent pas, le constat est là : la production stagne, au mieux, depuis trois ans maintenant. Peut-on encore escompter un réveil et sur quelles bases, alors que les pans traditionnellement les plus porteurs de l’activité manufacturière sont frappés de toute part, qu’il s’agisse des ratés du secteur automobile, des déceptions de l’aéronautique ou des menaces que font simultanément peser sur l’avenir, le virage protectionniste américain, l’envolée des coûts énergétiques et la concurrence chinoise ?

L’essor des programmes structurels de l’UE et l’impulsion donnée par la nécessaire transition environnementale suffisent-ils vraiment à rassurer ? Le moindre mal d’un déplacement d’une part de plus en plus importante de la production d’Ouest en Est de l’Europe peut-il consoler ? Et dans le cas contraire, à quoi se raccrocher ? Les questions pleuvent et, avec elles, les inévitables inquiétudes sur les risques d’enlisement.

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L’inflation hors énergie n’est pas à la hauteur des attentes de la BCE

Les premières données d’inflation disponibles en zone euro pour le mois de mars confirment le fort recul par rapport à février, de 1,3 points en Allemagne, à 7,4 % et de presque trois points en Espagne, à 3,3 %. À l’origine de ce mouvement, principalement, les effets de base énergétiques. La forte remontée des cours du pétrole en mars 2022 (23 % en un mois) constitue, en effet, une base de comparaison annuelle très élevée.

Ces bonnes nouvelles actées, les autres informations délivrées ce jour restent largement en-deçà des espoirs de désinflation. Les tensions alimentaires perdurent et l’inflation hors énergie et alimentation ne lâche que bien peu de terrain. De quoi continuer à interroger la BCE sur l’efficacité de son action anti-inflationniste, malgré un certain nombre d’avancées, en particulier relayées ce matin dans les résultats d’enquêtes mensuelles de la Commission européenne.

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France, Italie, Allemagne, les indicateurs tiennent, les inconnues demeurent

Après les PMI, les données de climat des affaires de l’INSEE, de l’IFO et de l’Istat de l’IFO et de l’Istat ont, dans l’ensemble, confirmé l’amélioration de la conjoncture européenne, ainsi que l’atténuation des tensions  inflationnistes.

Comment cela se traduira en termes de croissance est plus difficile à déterminer. Quoique les effets de la crise énergétique aient été moins forts que redouté, les difficultés persistantes de certains secteurs industriels et les contraintes de pouvoir d’achat dressent un tableau toujours très fragile de la situation que les hausses de taux d’intérêt ne vont pas contribuer à améliorer.

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La dichotomie services-industrie des PMI entretient le doute sur les perspectives

Les PMI du mois de mars représentent incontestablement un bon cru. En France comme en Allemagne, les indices composites ont regagné près de deux points, à respectivement 54 et 52,6 et ont retrouvé leurs plus hauts niveaux depuis mai 2022. Idem aux États-Unis, avec une hausse de plus de 3 points, à 53,3. Le Japon, lui, s’est amélioré en territoire d’expansion, à 51,9. Seul le PMI britannique a reflué d’un point, à partir cependant d’un niveau plus élevé qu’ailleurs en février, et conserve un niveau honorable de 52,2 points.

Voilà pour le satisfécit. Ces données ne nous disent cependant pas grand-chose de plus sur la réalité de la situation économique, du moins quant à trois aspects primordiaux : les difficultés manufacturières européennes, les dynamiques d’inflation et la capacité des services à porter la croissance à moyen/long terme.

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Euh… De combien aurait été la hausse des Fed Funds sans la crise bancaire ?

Everything’s Okay ! C’est en substance le message de J. Powell. Certes, la guerre en Ukraine crée de nombreuses incertitudes mais, sinon, tout va bien. L’économie est très robuste, le marché de l’emploi extrêmement solide, tout comme les bilans des entreprises… et ceux des banques. A écouter J. Powell on aurait pu se demander si ce que nous avons traversé depuis deux semaines s’était bien produit. Car, de la crise bancaire, il n’a quasiment pas été question, sinon une fugace et pudique évocation des tensions financières en présence susceptibles de peser sur le marché du crédit et, éventuellement, la croissance. Priorité à l’inflation, donc, au sujet de laquelle la FED n’est manifestement pas satisfaite et assez largement convaincue que la bataille n’est pas terminée. Enfin, à la révision près du « wording » de son communiqué….

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L’inflation alimentaire britannique, un très mauvais signal, pas seulement pour la BoE !

Alors que les perspectives inflationnistes restent, partout, très incertaines, les nouvelles en provenance du Royaume-Uni rappellent à quel point la situation est instable et, sans doute, un peu plus qu’ailleurs, problématique. L’inflation totale est remontée à 10,4 % en février, après 10,1 % en janvier, quant à sa partie sous-jacente, elle est revenue à 6,2 %, après 5,8 %. En cause, l’envolée des prix alimentaires et des alcools et, pour la partie sous-jacente, ceux de la restauration. Mauvaises récoltes, problèmes d’approvisionnement, remontée des prix de l’alcool après les rabais du mois de janvier sont mis en avant par l’ONS. Quoi qu’il en soit, le rapport n’est pas bienvenu, que ce soit pour le pays ou pour ce qu’il renvoie au sujet du contexte général, alimentaire notamment, en période de sécheresse hivernale inédite en Europe.

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La crise bancaire, un nouveau coup dur dont les pays émergents se seraient bien passés

Les marchés émergents ont souvent été perçus comme attractifs en début d’année. Face à la prudence des investisseurs à l’égard des perspectives du monde développé, la chute du dollar, l’anticipation d’un repli de l’inflation mondiale et d’un réveil simultané de la locomotive chinoise, ont généralement conduit à rehausser l’exposition aux marchés émergents dans les allocations d’actifs. La stratégie a jusqu’alors été décevante.

Si l’inflation a, effectivement, le plus souvent décéléré, elle a, comme dans le monde développé, offert des résultats insuffisants pour que les banques centrales relâchent leur vigilance, dans un contexte, par ailleurs, de réappréciation du dollar. Quant à la reprise chinoise, elle tarde manifestement à produire ses effets. Avant tout domestique, les espoirs de regain des échanges mondiaux et de reprise de la demande de matières premières qu’elle avait inspirés n’ont pas été au rendez-vous. Au total, sauf un bref réveil des indices chinois et quelques surprises, mexicaine, coréenne ou taïwanaise, le début d’année n’a, à l’évidence, pas été à la hauteur des attentes. Or, les retombées de la crise bancaire ne devraient manifestement pas améliorer la situation.

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