Author Archives: Véronique Riches-Flores
Déflation chinoise, de nouvelles turbulences en vue
L’accumulation de surcapacités productives dans un contexte d’anémie des exportations ont créé en Chine, comme dans la plupart des pays à dominante manufacturière d’Asie, les germes d’une déflation rampante depuis plus de deux ans maintenant. Il y a là une raison essentielle à la baisse des cours du pétrole, non l’inverse, qui explique pourquoi cette dernière ne peut être regardée que comme une bonne nouvelle. En intervenant à ce stade du cycle des prix, la chute des prix du pétrole risque effectivement de précipiter un repli déjà trop prononcé de l’inflation à l’échelle mondiale.
Un trop faible niveau d’inflation n’est guère propice aux résultats des entreprises, notamment quand ces dernières sont largement endettées, comme c’est le cas en Chine. Il n’est pas propice, non plus, à l’investissement dont la rentabilité se trouve mécaniquement réduite par l’absence de pricing power et le coût augmenté par la hausse du niveau des taux d’intérêt réels. Une inflation trop basse est donc, in fine, destructrice de croissance et d’emploi.
Que peut faire la Chine pour contrer ces tendances ? Les déclarations du gouverneur de la PBOC de ce week-end, M. Zhou, sont sans équivoque : baisse des taux d’intérêt, voire mesures quantitatives, seront utilisées si nécessaire. Or, elles le seront vraisemblablement à en juger par les pressions qui aujourd’hui s’exercent sur les prix à la production, notamment dans les secteurs les plus exposés à la concurrence étrangère.
Toutefois, de telles mesures ne seront efficaces que si elles permettent effectivement de corriger la surévaluation du yuan dont souffrent de plus en plus les exportateurs chinois. En d’autres termes, à l’instar de la Fed en 2012 et de la BCE depuis janvier, la PBOC a toutes les chances de s’engouffrer dans la voie d’une dépréciation de sa devise et pour cela, elle n’a pas besoin de quantitative easing puisqu’elle contrôle elle-même la parité du Renminbi. Gare cependant aux effets boule de neige vis-à-vis de partenaires eux aussi en proie à des excès chroniques de capacités productives et à un risque de déflation. Les marchés des changes ne sont donc pas près de renouer avec le calme.


Economie mondiale, le momentum se détériore
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En dépit de l’optimisme des marchés financiers et des bonnes nouvelles en provenance de la zone euro, les signes de détérioration de la situation économique internationale se sont multipliés ces derniers mois. L’effritement du climat des affaires, de la croissance de la production industrielle et le ralentissement des exportations pointent tous, en effet, vers une retombée de la croissance mondiale en début d’année. Ces observations sont décevantes, suggérant que ni la reprise européenne, ni la chute des cours du pétrole ne produisent, à ce stade, les effets escomptés. Quelles en sont les raisons ?
La confiance des ménages s’envole en zone euro




Consolidation du Dax, les suggestions sectorielles du Zew
Dans la suite du document publié en début de semaine « L’indice Zew sonne-t-il la fin de la partie pour le Dax ? », dans lequel nous concluions à une consolidation vraisemblable de l’indice phare des valeurs allemandes dans un futur proche, nous poursuivons aujourd’hui avec l’analyse sectorielle des informations délivrées par le ZEW (Centre de Recherche Économique Européen, situé à Mannheim, en Allemagne). Dans une optique de consolidation du marché allemand, trois conclusions sont suggérées par cette approche :
- il serait sans doute précoce de se délester des secteurs jusqu’alors les plus performants : auto et chimie en particulier, et l’industrie dans une moindre mesure ;
- il semblerait plus judicieux, en revanche, de s’alléger des valeurs de l’assurance et des télécommunications dont le rebond récent est largement déconnecté de ce que suggèrent les indications du ZEW, voire des bancaires ;
- et de renforcer son exposition aux délaissés que sont notamment les valeurs du commerce, en se gardant, toutefois, d’aller jusqu’aux utilities pour lesquelles les vents ne sont décidément pas porteurs.
Si la Fed s’en tient à ses dires, ce ne sera ni juin ni septembre
La Fed reprend sa liberté d’action en éliminant de son communiqué le terme « patient » mais ne change pas les raisons qui pourraient la conduire à remonter le niveau de ses taux d’intérêt : la confirmation de l’amélioration des conditions du marché de l’emploi et des anticipations raisonnables d’une remontée de l’inflation vers l’objectif de 2%. Elle a déjà à sa disposition le premier de ces deux piliers depuis le milieu de l’année dernière, manque cependant le second…
L’indice ZEW sonne-t-il la fin de la partie pour le DAX ?
Après avoir performé comme ils l’ont fait depuis le début de l’année, les marchés peuvent se montrer susceptibles. La réaction à l’enquête ZEW publiée ce matin est-elle à mettre sur le front d’une hyper-irritabilité sans conséquence ou faut-il au contraire y porter attention ?

Chute de l’euro… La Fed y mettra-t-elle un coup d’arrêt cette semaine ?
La frontière est souvent floue entre ce qui fait de phénomènes correctifs de marchés une bonne ou une mauvaise nouvelle. La baisse de l’euro est-elle en train de franchir ce seuil ? Considérée dans un premier temps comme une correction bienvenue, la chute de la devise européenne suscite aujourd’hui plus d’inquiétudes que de satisfactions à travers le monde. Quels sont les principaux risques qu’elle colporte et qui pourraient justifier un coup d’arrêt de la Fed ?



