La FED évoque l’éventualité de devoir passer en mode restrictif à un moment donné…

D’un caractère plus ‘faucon’ que ne l’avait laissé penser son communiqué du 21 mars, les minutes de la FED posent question dans le contexte d’instabilité en présence.

À leur corps défendant, les membres du FOMC n’avaient pas à leur disposition les informations que nous avons trois semaines plus tard : la menace protectionniste n’avait pas pris la tournure de ces deux dernières semaines, la situation en Syrie n’avait pas encore conduit là où nous en sommes aujourd’hui et, sur le plan économique, les données à disposition étaient également, un brin, plus engageantes :

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L’inflation cyclique absente du radar, l’envolée des cours du pétrole fait baisser les taux

En mars, le taux d’inflation américain s’est redressé de 2,1 % à 2,4 %, rejoignant son niveau les plus élevé depuis mars 2017. Hors alimentation et énergie, la hausse est également notable, de 1,8 % en février à 2,1 %. On ne retrouve guère, toutefois, derrière ces résultats d’éléments susceptibles d’illustrer un quelconque changement de régime inflationniste par rapport aux tendances récentes.

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La production allemande chute, sans surprise !

Comme redouté, la situation conjoncturelle de l’Allemagne se détériore nettement en ce début d’année . En février, la production a enregistré un repli de 1,6 % par rapport au mois précédent, après une quasi-stagnation en janvier. Les conditions climatiques ayant sollicité un fort rebond de la production d’énergie, les résultats dans les autres secteurs sont plus mauvais encore. L’indice de référence de la production hors construction se replie quant à lui pour le troisième mois consécutif, enregistrant ainsi sa cinquième baisse en six mois…

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Les commandes allemandes, un signe additionnel du coup de mou conjoncturel outre-Rhin

Les indicateurs sur la conjoncture allemande ne sont pas à la fête ces derniers temps. Après le tassement des indicateurs de confiance -ZEW, IFO, PMI-, les commandes adressées à l’industrie allemande en février ne sont pas du meilleur cru. Au-delà de la très forte instabilité des derniers chiffres (successivement +2.6 % en décembre, -3.5 % en janvier et +0,3 % en février) qui se transforment en +1.1 %, -0,4 %, -1,7 % hors éléments principaux, se profile une détérioration de moins en moins discutable des tendances de l’activité outre-Rhin.

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Confusion du côté de la Fed

Davantage que sa décision, largement attendue, d’un relèvement de ses taux directeurs d’un quart de point, à 1,50-1,75 %, c’est sur ses perspectives qu’était attendue la Fed au terme du premier FOMC de la présidence de Jérôme Powell. Non seulement parce qu’un vaste flou règne autour des développements de l’économie américaine, soumise ces derniers temps à de multiples turbulences, mais également parce l’on attendait de cette première communication qu’elle éclaire sur l’orientation de la nouvelle équipe aux commandes de l’institution. Pas sûr que l’objectif ait été atteint, à en juger par les premières réactions de marché.

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Nette détérioration des perspectives à l’exportation du ZEW allemand

L’indice ZEW du climat des affaires poursuit sa correction à la baisse en Allemagne en mars sous l’influence d’un nouveau repli des anticipations, retombées à 5,1, leur plus bas niveau depuis l’automne 2016. L’indice des conditions courantes, pour sa part, plafonne à deux doigts de ses records historiques. Pour autant, cette dernière information importe moins que la première. L’évolution de l’indice des perspectives du ZEW est généralement un indicateur très fiable des tendances à venir, notamment par rapport à l’IFO.

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Beaucoup d’emplois, moins de salaires…Le rapport sur l’emploi de février devrait requinquer le dollar

C’est, a priori, le meilleur rapport que l’on pouvait escompter avec une solide vigueur des créations d’emplois en février (313K) et un mois de janvier révisé à la hausse (239K) sans stress d’inflation salariale :

  • la croissance annuelle des salaires est revue à la baisse 2,8 % en janvier et ressort à 2,6 % en février
  • le taux de chômage est stable à 4,1 % grâce à une remontée du taux de participation.

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A la tête de la BCE, les colombes conservent la main et ne concèdent que des ajustements cosmétiques

La question était : la BCE supprimera-t-elle de son communiqué son biais accommodant exprimé dans la formulation introduite en 2016 selon laquelle « si les perspectives deviennent moins favorables, ou si les conditions financières ne permettent plus de nouvelles avancées vers un ajustement durable de l’évolution de l’inflation, nous sommes prêts à accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP) » au-delà du mois de septembre.

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