Après l’inflation, les ventes de détail : ça se gâte pour l’économie américaine

Les ventes de détail se sont contractées de 0,9 % à prix courants en janvier aux Etats-Unis, après quatre mois de hausse continue. Déflatées des prix des biens pour approximer leur évolution réelle, elles ressortent en recul de 1,3 %, leur plus forte baisse depuis deux ans et-demi. Le rebond de la production énergétique a, de son côté, porté l’indice de la production industrielle, manque toutefois dans ce panorama, l’industrie manufacturière, en repli de 0,1 %. Difficile de dire ce qui, dans ces données décevantes s’explique par les incendies et intempéries ou par les premiers effets des changements politiques à même de, potentiellement, favoriser un comportement plus précautionneux en faveur de l’épargne. Toujours est-il que ces données sont très décevantes et très loin des retours en provenance des enquêtes.
Résultat, les taux américains et le dollar retombent. Au lieu d’une Fed libérée de l’inflation et susceptible de soutenir davantage la croissance, comme l’espérait D. Trump, le risque d’une banque centrale empêchée de lutter contre les hausses de prix par la dégradation conjoncturelle se profile, avant même l’introduction de tarifs à l’importation.

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Le PIB britannique sauvé des eaux, la BoE prise à contrepied ?

Attendu en baisse ou, au mieux, stable, au vu des données mensuelles, le PIB britannique est ressorti en hausse de 0,1 % au dernier trimestre, grâce à un rebond inattendu de 0,4 % de la croissance du mois de décembre. Sur l’ensemble de l’année dernière, il a donc progressé de 0,9 %, après 0,4 % en 2023.
Pour le gouvernement en difficulté, ces résultats sont sans doute un soulagement. Pour la Banque d’Angleterre, l’histoire est plus compliquée. Si elle ne peut que se réjouir de données en apparence meilleures qu’attendu, ces dernières ne tombent pas au moment le plus adéquat, une semaine tout juste après qu’elle ait annoncé une division par deux ses perspectives de croissance pour 2025. Ce changement, qui paraissait servir la cause d’un biais un peu plus accommodant de sa politique monétaire, était-il vraiment opportun ? Peu d’observateurs en avaient compris les raisons jeudi dernier. Les détails du PIB trimestriel offre un certain éclairage, malgré le rebond du mois de décembre. Vu sous cet angle, les réactions des marchés à la publication des chiffres de ce matin semble disproportionnées.

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Inflation américaine : pas grave, D. Trump baissera les taux…

Le verdict des données de prix aux Etats-Unis est sans appel et pas dans le sens espéré par la Fed et, encore moins, par le président américain. Finies les données nuancées de 2024, contrariantes mais plutôt inoffensives à court terme. En janvier 2025, le taux annuel d’inflation et sa composante sous-jacente ont augmenté d’un dixième, à respectivement 3 % et 3,3 % malgré des effets de base encore fortement baissiers, censés jouer un rôle protecteur. Sauf que d’un mois à l’autre, les prix totaux et sous-jacents ont bondi de 0,5 % et 0,4 %, ce qui n’avait plus été observé depuis 2023. Quand bien même ces évolutions mensuelles sont volatiles, le rythme en présence est plus de deux fois trop élevé par rapport à celui requis pour un retour de l’inflation américaine à l’objectif de 2 % de la Fed.

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L’emploi américain fait rebondir les taux. Le Michigan enfonce le clou #emploi

Révisions des mois précédents, des échantillons de population, évènements climatiques extrêmes… difficile de se faire, de prime abord, une idée de ce que veulent dire, dans le détail, les données d’emploi publiées cet après midi. Une chose semble sûre : dans l’ensemble, ces données ne sont pas mauvaises. Les créations d’emploi ont, certes, ralenti mais la révision à la hausse du mois de décembre maintient la dynamique des trois derniers mois à la hausse. Par ailleurs, le chômage a reculé et la croissance des salaires s’est accélérée de 0,5 %, ce qui n’avait plus été observé depuis le début 2023.

Au total, rien de ce rapport n’est susceptible de faire pression sur la Fed pour qu’elle envisage de baisser ses taux directeurs, en l’occurrence, plutôt de quoi conforter sa prudence récente. Une conclusion renforcée par l’envolée des anticipations d’inflation des ménages de l’enquête Michigan. Après avoir fortement corrigé, les rendements à 2 et 10 ans américains regagnent du terrain.

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Changement de régime industriel en Allemagne ?

Malgré les médiocres résultats de l’économie allemande, certains pans de l’industrie profitent d’un environnement porteur. Contrairement à ce qui a fait la réussite passée du pays, ce n’est pas grâce à l’automobile ni à la machine-outil que l’industrie allemande tire son épingle du jeu aujourd’hui, mais grâce aux secteurs aéronautique et naval. Sans doute dopés par les efforts de défense du pays depuis l’enclenchement de la guerre en Ukraine, ces secteurs semblent expliquer les écarts atypiques entre les données totales et celles hors commandes exceptionnelles. C’est une nouvelle fois le cas avec les commandes du mois de décembre publiées ce matin qui retiennent, de fait, de tirer des conclusions trop hâtives sur l’activité industrielle immédiate, quand bien même la situation domestique offre des résultats progressivement plus encourageants.

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Vers une baisse des taux de la BoE, sans grande conviction sur la suite

La Banque d’Angleterre est restée très prudente jusqu’à présent et n’a abaissé ses taux directeurs qu’à deux reprises depuis août, contre cinq pour la BCE. Chaque baisse a, par ailleurs, été assortie d’une certaine retenue quant à la poursuite de l’assouplissement, tandis que chaque pause a été accompagnée d’une porte ouverte à une reprise des baisses. En décembre, la BoE avait laissé ses taux inchangés, face à une légère accélération de l’inflation, dont la composante sous-jacente s’est néanmoins repliée trois dixièmes le même mois, à 3,2 %, un plus bas (avec septembre) depuis l’embardée des prix post-covid. Les taux d’intérêt réels sont, par ailleurs, repassés au-dessus de ceux des Etats-Unis et les anticipations implicites d’inflation campent sur de bas niveaux depuis l’automne. L’ensemble devrait permettre à la BoE d’abaisser ses taux directeurs une nouvelle fois jeudi, de 4,75 % à 4,50 %, pour limiter une atonie prolongée de l’activité et, peut-être, prévenir une réappréciation trop rapide de la livre sterling. La BoE a tout lieu néanmoins de conserver un discours prudent sur la suite qu’elle donnera à sa politique monétaire, avant les mesures du budget 2025 qui seront introduites en avril, parmi lesquelles la revalorisation du salaire minimum.

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BMG janvier 2025 – La désinflation tire-t-elle à sa fin ?

Notre BMG continue de fluctuer autour de la zone neutre, pour s’établir à 0 en janvier, après révision en hausse de deux dixièmes, à 0,2, en décembre 2024. Quand bien même les climats des affaires et le commerce extérieur sont bien orientés, le contexte se dégrade sur le front de la consommation. Surtout, notre baromètre d’inflation témoigne d’un potentiel changement de tendance, avec un retour en zone neutre, à -0,1, son plus haut niveau depuis presque deux ans.

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« Wait and see » sur l’inflation en Europe et aux Etats-Unis

Des deux côtés de l’Atlantique, les données de prix publiées hier et aujourd’hui sont apparues en ralentissement ou, du moins, un peu plus en phase avec une inflation contenue :
– En zone euro au mois de janvier, l’inflation a accéléré en Espagne et en Belgique. Elle est, en revanche, restée très faible en France, à 1,4 % et, surtout, a franchement ralenti en Allemagne, à 2,3 % après 2,6 %.
– Aux Etats-Unis, l’inflation PCE s’est accélérée en décembre, passant de 2,4 % à 2,6 %. Néanmoins, pour le deuxième mois consécutif, l’évolution mensuelle des prix sous-jacents est restée compatible avec un retour à 2 %.
Dans un contexte hautement incertain sur les perspectives de prix, ces résultats rassurent plutôt. Sans être en mesure de faire évoluer significativement les anticipations de politique monétaire, ils chassent les risques d’un regain de tensions imminent.

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