Les matières premières attendront-elles le coup d’envoi américain pour flamber ?

Protectionnisme, tentations impérialistes, tensions géopolitiques, militarisation… combien de temps faudra-t-il pour que ces bouleversements finissent par provoquer ce qui va, normalement, de pair, à savoir : un renchérissement massif des matières premières, métaux industriels en tout premier lieu ? La réponse soulève encore quelques doutes dans un contexte conjoncturel des plus chahutés mais la menace est, indiscutablement, là, susceptible de prendre de court à tout moment.
La multiplication des signes de faiblesse en provenance de l’économie américaine, la réponse favorable de l’OPEP+ aux appels du président américain pour accroître leur production et l’espoir d’une fin possible de la guerre en Ukraine ont offert un certain répit aux prix des produits de base, énergétiques notamment, depuis la mi-janvier. Il est assez évident, malgré tout, que la détérioration du climat géopolitique et l’essor promis de l’industrie militaire pourraient reprendre la main sur l’évolution des cours.
Les marchés évoluent de manière désordonnée ces derniers mois mais certains segments semblent déjà en ordre de marche. C’est, en partie, d’ailleurs, le message envoyé par les cours de l’or par rapport auxquels l’indice GSCI des métaux industriels marque des degrés de sous-évaluation rarement égalés par le passé.
Dit autrement, soit les premiers sont surévalués, ce que n’incitent pas à penser les développements récents sur le front géopolitique ou sur celui des anticipations d’inflation, soit les cours des métaux industriels ne tarderont pas à rattraper, une partie au moins de leur retard. Sauf récession avérée aux Etats-Unis, cette deuxième option est, aujourd’hui, la plus probable. Les cours du pétrole ne s’y sont pas trompés qui rebondissent de plus de 2 % depuis la publication du rapport sur l’emploi américain du mois de février, lequel met pour l’instant à l’écart le risque d’une récession imminente.

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BCE : mais où est passée la marque de la Buba ?

Nous ne nous faisions plus d’illusion ces dernières 24 heures : la BCE ne nous entendrait pas (-_-); elle baisserait une nouvelle fois ses taux directeurs d’un quart de point cette semaine, confortée, qui plus est, par l’envolée de l’euro des deux derniers jours. Voilà qui est acté avec un taux de dépôt ramené à 2,50 % aujourd’hui, après une sixième baisse depuis juin. Plus encore, le communiqué officiel et les propos de Mme Lagarde conservent un ton résolument accommodant. Aucun message, en effet, sur un arrêt imminent des baisses de taux, quand bien même l’aboutissement du cycle d’assouplissement ne semble plus très loin. Quant aux questions à l’esprit de tout en chacun concernant sa lecture de l’impact de la hausse des tarifs américains et des annonces budgétaires, allemandes en particulier, Mme Lagarde a besoin de temps.

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Changement de cap de la politique allemande : les taux s’envolent, à juste titre

Une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Ce qui se passe depuis le début de la semaine en Allemagne et en Europe en est une illustration. On aurait, bien entendu, préféré que l’Allemagne se réveille il y a dix ans et qu’elle fasse, alors, pour une bonne cause économique, ce qu’elle envisage aujourd’hui sous le coup de la menace géopolitique. Mieux vaut tard que jamais, néanmoins, tant le retard en matière d’investissement public de la première économie de l’Union européenne s’est accentué depuis la réunification. Pointé du doigt de longue date par la plupart des spécialistes, ce déficit d’investissement est responsable d’une sous-performance structurelle de productivité que, même les années de prospérité à l’exportation ne sont pas parvenues à effacer, d’autant plus difficiles à surmonter depuis que ce temps est dépassé.

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Trois raisons pour lesquelles une nouvelle baisse des taux de la BCE ne va pas de soi

Avoir des conclusions radicalement opposées à celles du consensus sur une décision de Banque centrale n’est jamais très confortable, d’autant que ces institutions ne sont pas, non plus, totalement hermétiques aux attentes des marchés… Le risque que nous nous trompions est donc élevé mais ne pas exprimer nos vues et ce sur quoi elles se fondent serait éminemment frustrant, voire regrettable s’il s’avérait qu’elles soient, in fine, partagées… par la BCE.
Le consensus de marché envisage assez largement une nouvelle baisse d’un quart de point du taux de dépôts à 2,50 %, avant deux autres ajustements de même ampleur d’ici la fin de l’année, quand bien même nombreux soulignent les difficultés que pourrait rencontrer la BCE à aller beaucoup plus loin que les 2,50 % attendus jeudi….

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BMG février 2025 – Avec les compliments de la Maison Blanche !

Toujours en zone neutre, notre BMG regagne un peu de terrain, à 0,2 en février après 0 en janvier. Une fois n’est pas coutume, ce rebond ne vient pas des Etats-Unis mais de la Chine, du Japon et de la zone euro. Si les indices des climats des affaires et des exportations restent bien orientés, la consommation et l’investissement persistent en zone respectivement négative et neutre, avec à la clé, d’importants changements dans le positionnement relatif des régions. Notre baromètre d’inflation enregistre son deuxième mois en territoire neutre, à -0,2.

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Moins de croissance, plus d’inflation : les ISM américains ne sont pas de bon augure

L’indicateur ISM de climat des affaires manufacturier américain du mois de février s’est replié de 0,6 point, à 50,3. Une baisse marginale mais des détails nettement moins sympathiques. La hausse des délais de livraison dont l’indicateur est passé de 50,9 à 54,5 a netetment amorti la chute des composantes les plus parlantes de l’activité : -2 points pour les perspectives de production, -6,5 points pour les commandes et environ -3 points pour l’emploi.

La déprime en présence est, clairement, en lien avec les tarifs et l’incertitude qu’ils génèrent, à en croire les retours dans les transports, les machines, la chimie, l’équipement électrique, la métallurgie….

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Ravalement de façade des indicateurs européens

En février, l’indicateur de confiance des ménages et des entreprises en zone euro a regagné un point, à 96,3, une bonne nouvelle a priori, renforcée par l’amélioration du climat des affaires de la France et de l’Allemagne, pays parmi les plus en difficulté de la région, au contraire de l’Italie et de l’Espagne. A y regarder de plus près, le bilan reste pourtant très mitigé. Si le rebond industriel est bienvenu, il concerne surtout les perspectives des industries allemandes, toujours très faibles et aujourd’hui menacées par les annonces de D. Trump. Les retours en provenance des services, qui ont jusqu’alors soutenu la croissance, sont nettement moins favorables, pointant notamment vers une forte détérioration des perspectives de demande et d’emplois, comme confirmé, en France, par les données de chômage du mois de janvier.
Dans le même temps, la détente monétaire a permis un rebond bienvenu des crédits aux ménages et aux entreprises. Ceux-ci ont progressé de respectivement 0,9 % et 1,6 % pour l’ensemble de la région, soit leur plus forte hausse depuis la mi-2023.
Le diagnostic en présence est donc, on ne peut plus, mitigé : en apparence, plutôt meilleur qu’au cours des tout derniers mois, il soulève bien des questions sur les tendances à venir, face, qui plus est, à la montagne d’incertitudes qui attendent l’Europe pour la suite de l’année.

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La conjoncture américaine prend une tournure fort contrariante

L’enquête PMI américaine de février montre un net recul. L’indicateur des services est ressorti en zone de contraction, à 49,7 après 52,9, pour la première fois depuis deux ans. Le climat des affaires composite, dont la chute a été amortie par la hausse du manufacturier, a perdu plus de deux points, à 50,4. L’incertitude politique, notamment concernant les baisses de dépenses fédérales, est, explicitement, pointée du doigt parmi les causes de la stagnation de la demande. Les indicateurs d’emploi du S&P se replient.

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