L’inflation seule aurait suffi pour faire baisser les taux américains…

Après un début d’année inquiétant, l’inflation américaine montre de vrais signaux de ralentissement. Elle est passée de 2,8 % en février à 2,4 % en mars. Même chose pour l’inflation sous-jacente, en recul de trois dixièmes, à 2,8 %. En termes mensuels, les prix à la consommation ont même baissé de 0,1 %, pour la première fois depuis presque trois ans, sous l’effet combiné du ralentissement du CPI « cœur », à 0,1 % et de la baisse de 2,4 % des prix de l’énergie. En résumé, à l’exception de l’alimentaire, en hausse de 0,4 % sur un mois, les données du mois de mars sont d’un cru rarement égalé depuis la fin du covid….
Dans ce contexte, la Fed aurait clairement pu envisager de reprendre ses baisses de taux… Si seulement il n’y avait pas les initiaties ravageuses de D. Trump.

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Dans la panoplie de guerre commerciale, la bombe des taux vaut toutes les ripostes

Parmi les scénarios de risques envisagés début janvier à la perspective d’un retour de D. Trump à la Maison blanche, celui d’un double krach obligataire et du dollar que provoquerait la perte de confiance des investisseurs étrangers à l’égard de l’administration américaine, occupait une place de choix. La déclaration de guerre commerciale de D. Trump il y a tout juste une semaine y a ajouté une nouvelle dimension : celle d’une arme économique toute puissante susceptible d’être actionnée par les premiers détenteurs de dette du Trésor américain, le Japon et la Chine, en particulier. L’a-t-elle été ? Ce n’est pas encore certain mais l’hypothèse gagne du terrain et commence à faire le travail sur le niveau des taux d’intérêt à long terme de la dette publique américaine, subitement remontés à 4,87 % durant la nuit pour les emprunts à 30 ans. Il s’agirait d’une bombe obligataire aux effets instantanés pour l’économie américaine et mondiale.

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BMG mars 2025 – Dommage…ça commençait à s’améliorer

En mars, notre BMG revenait en zone légèrement positive pour la première fois depuis octobre, à 0,3 après 0,2 (inchangé) en février. Les momenta des composantes du baromètre de mars étaient plutôt bien orientés, à l’exception de l’investissement. Les Etats-Unis restaient le seul pays à la limite du territoire négatif. Ailleurs, en partie du fait d’une amélioration des débouchés américains en prévention des hausses de droits de douanes mais aussi des initiatives européennes, les indicateurs composites restaient bien orientés. Notre baromètre de l’inflation se repliait quant à lui, à -0,4, toujours en territoire négatif. Mais tout ceci c’était en mars. Depuis il y a eu le 2 avril….

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Déprime industrielle allemande, le pire est devant nous

En février, la production industrielle allemande a reculé de 1,3 %, dont 0,6 % pour sa composante manufacturière, retombée à un niveau inférieur de 12 % à celui de janvier 2020. Les commandes, de leur côté, ont stagné. Malgré le léger rebond des ordres étrangers et des exportations, l’hypothèse des droits de douane américains n’a pas sensiblement accru la demande adressée par les Etats-Unis aux industriels allemands en début d’année.
La concrétisation des tarifs, elle, pourrait avoir un effet nettement plus visible, dont les conséquences récessives à court terme ne font guère de doute. Le temps que le plan Merz se mette en place, les perspectives sont donc particulièrement sombres pour l’industrie, et, par là même, l’ensemble de l’économie allemande.

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Rapport sur l’emploi largement illisible aux Etats-Unis

Le chiffre phare du rapport sur l’emploi américain, 228 K créations totales de postes au total en mars, est, paradoxalement, le seul à être satisfaisant. En effet, les données de janvier et février ont été révisées à la baisse et sont, désormais, inférieures de 18K et 34K à celles publiées en première lecture.

Sectoriellement, la santé reste le principal pourvoyeur d’emplois, tandis que les autres secteurs évoluent à des rythmes ralentis, ou légèrement négatifs, comme  dans l’information, les activités minières et, pour le deuxième mois consécutif, au sein des emplois fédéraux, victimes du DOGE. Pour autant, les 4K emplois supprimés en mars, après 11 K en février, envoient un signal largement moins désastreux que ce que laissent entendre les retours d’autres sources, enquête Challenger notamment.

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2-avril : la déflagration

Si au lendemain du 2 avril, toutes les hypothèses ou presque sont sur la table, en particulier sur les réponses qu’apporteront les uns et les autres aux annonces du président américain, un certain nombre d’évidences s’imposent d’ores et déjà, parmi celles-ci :
1- La perspective d’une récession mondiale imminente, américaine, mais certainement asiatique et européenne également.
2- Celle d’une envolée de l’inflation américaine, selon toute vraisemblance au-dessus de 5 % d’ici l’été.
3- D’une Fed sous contrainte, dans l’impossibilité de jouer son rôle de bouclier avant d’avoir passé cette phase critique, sauf à être confrontée à un risque financier majeur, bancaire ?
4- D’un approfondissement plus probable que l’inverse de la crise financière internationale en cours.
5- L’ensemble ayant pour effet potentiel de raboter les marges de baisses d’impôts que l’administration américaine espère retirer de sa politique tarifaire, au risque d’être à court de moyens pour stopper l’hémorragie provoquée par le double choc économique et financier des annonces du 2 avril.
Il s’agit, en l’état, d’un ensemble des plus nocifs pour les perspectives mondiales, susceptible de provoquer des réactions imprévisibles tant sur le plan politique que géopolitique, et de l’assurance d’une volatilité durable sur les marchés financiers, qui n’épargnera vraisemblablement ni les actions, ni les obligations, les taux de changes et les matières premières d’ici l’été.
Selon nos premières estimations, le produit intérieur brut des pays industrialisés baisserait à minima de 0,5 % en moyenne cette année et celui du monde en développement n’augmenterait pas de plus de 2,5 %. Le choc réduirait, au total, de plus de moitié la croissance mondiale escomptée pour 2025, dans la région de 1 % à 1,5 %, au prix de distorsions d’inflation inhabituelles, malgré un total mondial revu en légère hausse en 2025, à 4,2 %, puis en baisse en 2026.

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Les indicateurs récessifs se multiplient sur l’emploi américain

Aujourd’hui ont été publiés deux indicateurs des plus inquiétants sur l’économie américaine, et, notamment, sur l’emploi :
– La composante emploi de l’ISM non manufacturier de mars est passée de 53,9 à 46,2, soit une baisse de presque 8 points. Depuis les débuts de cet indicateur, en 1997, un tel recul n’avait été observé que trois fois, en 2008, en 2014 et en 2020.
– L’enquête Challenger montre une forte accélération des destructions d’emplois, à 275 K en mars, soit un rythme supérieur à celui de la crise de 2008, quoique toujours inférieur à celui constaté pendant le Covid.

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