En France, l’industrie marque des points… manque un coup de pouce aux ménages

Las en même temps que consternés par les développements politiques en cours, on en oublierait presque de s’arrêter sur la réalité économique de la France. Les données publiées ces derniers temps décrivent, pourtant, un panorama plutôt engageant qui, dans le contexte actuel, retient l’attention. Derrière la hausse surprise de 0,5 % du PIB du troisième trimestre se trouvent, en effet, de plus en plus d’éléments convaincants, lesquels même s’ils risquent d’être soumis à des décisions, encore inconnues, qui constitueront peut-être le budget 2026, rassurent sur la situation et les perspectives hexagonales.
Les publications estivales avaient déjà mis la puce à l’oreille sans être, toutefois, suffisantes. Les dernières informations le sont nettement plus, pour ce qui est, du moins, de la conjoncture industrielle, avec ce constat assez largement inattendu : depuis le début du mois de septembre, la France semble la première source d’amélioration du climat des affaires en zone euro.

Que penser dès lors des changements de politique économique qui se profilent ; pourraient-ils remettre en cause ces tendances ou ces dernières sont-elles suffisamment solides pour y faire face ? Le diagnostic est assez sensiblement différent selon que l’on observe l’industrie ou les services, l’activité industrielle ou celle des ménages, et permet de mieux cerner les risques assortis à l’élaboration du budget 2026.

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L’Allemagne, de la croissance sans inflation à l’inflation sans croissance

Au troisième trimestre, le PIB allemand a stagné, après un recul de 0,2 % au deuxième (révisé en hausse d’un dixième). Si l’investissement en capital productif a tenu bon, le commerce extérieur a vraisemblablement été plombé par les droits de douane américains. L’acquis de croissance pour l’ensemble de 2025 atteint péniblement 0,2 %, après deux années consécutives de net recul.
L’inflation du mois d’octobre est ressortie en baisse de seulement un dixième, à 2,3 %, tandis que sa composante sous-jacente est restée inchangée, à 2,8 %. Toujours pas de signe de détente, sur ce front, au contraire.
Le tout forme donc un contexte franchement stagflationniste en net contraste avec les années d’avant Covid.

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Noël avant l’heure pour le PIB français

La croissance française fait mieux que tenir, elle accélère. Au troisième trimestre, elle a atteint 0,5 %, un plus haut depuis plus de deux ans, après déjà une progression encourageante de 0,3 % au deuxième trimestre. Si la consommation des ménages accuse le coup, les autres postes ont pris le relai. Une bonne nouvelle dans le contexte déprimé de crise politique trop durable que traverse l’Hexagone ces derniers mois.

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Moins de baisses de taux à venir ? J. Powell sème le doute… La BCE gagne du temps #fed #taux #qt #bilan

Moins dovish que prévu ? La Fed a comme anticipé abaissé d’un quart de point son objectif des Fed Funds, à 3,75/4 %. Elle a, par ailleurs, confirmé l’arrêt de la réduction de son bilan, à partir du 1er décembre, précisant qu’elle réinvestira l’équivalent de l’intégralité des obligations souveraines de son bilan arrivant à échéance sur le marché des Treasuries, de même que 35 milliards par mois de ses titres hypothécaires. Cette dernière décision était moins largement anticipée. Si J. Powell avait fait part de cette éventualité mi-octobre, nombreux analystes l’envisageaient plus tardive.

C’est, malgré tout, une Fed moins « dovish » que prévu que retiendront les marchés. En premier lieu parce que sa décision de baisser les taux d’un quart de point n’était pas unanime. S. Miran, sans surprise, aurait souhaité une baisse de 50 pb mais, surtout, Jeffrey Schmid était contre toute baisse des taux. J. Powell a, par ailleurs, mentionné des divergences importantes de point de vue entre les gouverneurs de la Fed sur ce qu’il conviendrait de faire en décembre, soulignant qu’une nouvelle baisse des taux n’était pas acquise. Ces commentaires ont sonné comme un coup de semonce auprès d’investisseurs convaincus que la Fed procéderait comme elle l’avait prévu en septembre, d’ici la fin de l’année, voire bien davantage en 2026. Les taux à deux ans ont repris plus de dix points de base dans le sillage des propos de J. Powell, suivis de près par les taux à 10 ans, remontés à 4,08 %, tandis que l’indice ICE du dollar s’est envolé de plus d’un demi-point, à quasiment 99,6, son plus haut niveau depuis juin.

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L’inflation, explication la plus crédible à l’énigme des bons PMI allemands

En Allemagne, tout va bien, à en croire l’enquête S&P publiée ce matin : renaissance des services, avec une hausse de trois points de l’indicateur, à 54,5, et remontée, de facto significative, de l’indice composite de 52 à 53,8, un plus haut depuis deux ans et-demi, malgré une certaine inertie du manufacturier, à 49,6.
Comme souvent, néanmoins, les données brutes ne racontent que la moitié de l’histoire. D’après le rapport accompagnant leur publication, en effet :
– L’indicateur d’emploi se dégrade encore, malgré du mieux dans les services.
– L’opinion des professionnels sur leurs perspectives ne sont guère meilleures.
– Surtout, l’indicateur des prix payés et facturés accélère : la divergence franco-allemande sur ce point semble d’ailleurs persister. De sorte que les effets prix constituent, sans doute, une explication à d’aussi bonnes données d’activité.

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Vers une baisse, par pallier, de l’inflation britannique

Malgré des données en glissement annuel à peu près inchangées, la faible évolution des prix sous-jacents au mois le mois rassure. Sur un an, l’inflation totale est restée stable en septembre, à 3,8 %, tandis que sa composante sous-jacente n’a reculé que d’un dixième, à 3,5 %. Pour autant, les données mensuelles montrent une évolution des prix hors énergie et alimentation très en deçà des standards, qui devrait permettre une normalisation graduelle de l’inflation britannique dans les mois à venir… quand bien même il faudra sans doute attendre avril 2026 pour observer des résultats véritablement satisfaisants.

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La croissance chinoise se maintient, malgré des détails peu engageants

Le PIB chinois affiche une croissance toujours robuste au troisième trimestre, de 1,1 %, légèrement au-dessus de celle de 1 % du deuxième trimestre. Quand bien même la croissance en glissement annuel a, elle, ralenti de 5,2% au deuxième trimestre, à 4,8 %, il s’agit d’une bonne surprise pour l’Empire du milieu. D’autant que les autres données du jour n’incitent pas vraiment à l’optimisme. La croissance de la valeur ajoutée dans l’industrie et les services tient bon. Côté dépenses, en revanche, les ventes de détail et l’investissement refluent et les exportations, en chute libre vers les Etats-Unis, sont, pour l’heure, sauvées par le reste du monde.

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En zone euro, une inflation moins hétérogène libère la BCE

L’inflation de la zone euro a été confirmée à 2,2 % au mois de septembre, après 2 % en août. Sa composante sous-jacente a été révisée en hausse d’un dixième, à 2,4 %. Sans être fondamentalement incompatibles avec les objectifs de la BCE, ces tendances interrogent. Malgré tout, une analyse détaillée, rassure plutôt que l’inverse. Si les écarts d’inflation entre les différents pays de l’union monétaire restent importants, ils sont surtout dus à des causes exogènes, relatives aux prix de l’énergie et de l’alimentation.
Malgré des situations salariales assez disparates, l’inflation sous-jacente évolue dans une fourchette de 1,5 % à 3,5 %, Slovaquie et Estonie exceptées. Les résultats sur ce front sont donc plutôt meilleurs qu’il y a peu. En dehors les valeurs extrêmes, les écarts entre les pays où l’inflation sous-jacente est la plus élevée et ceux où elle est la plus faible sont comparables à la situation d’avant le Covid.

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