La saturation de l’offre chinoise pourrait-elle finir par faire refluer les taux d’intérêt ?

Les données chinoises de ce matin ne sont pas en mesure d’apaiser les craintes de tensions sur l’offre. Généralement inférieurs aux attentes, les indicateurs d’activité reflètent les effets de la situation sanitaire sur l’activité industrielle avec leur lot d’implications sur la chaîne d’approvisionnement mondial. Les seules statistiques moins impactées par les mesures de confinement sont relatives à l’investissement. Résultat des efforts du gouvernement pour contrer les effets dépressifs de la paralysie d’une large partie du pays, cette bonne nouvelle risque cependant d’exacerber les tensions alors que l’activité industrielle est, elle, en fort repli.

Les restrictions sur l’offre ont jusqu’alors fait s’envoler les perspectives d’inflation mondiale et, dans leur sillage, le niveau des taux d’intérêt dans des proportions difficilement soutenables dans nombre pays. La tendance s’est néanmoins interrompue la semaine dernière face à l’extrême détérioration des conditions de marché au fur et à mesure de la montée des risques de récession. Il y a un point où l’envolée des prix finit effectivement par peser sur la demande. Nous n’en sommes, à l’évidence, pas loin.

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