Marchés sous tensions en ce premier jour de FOMC mais les taux refluent toujours

L’environnement de marché reste très instable, toujours très impacté par les déceptions sur les résultats des sociétés américaines, technologie en tête, et les corrections qui s’ensuivent. Dans un tel contexte, les données économiques passent au second plan. Ni la croissance américaine, plus forte que prévu au deuxième trimestre, ni l’inflation allemande, dont les progrès ne sautent pas aux yeux, n’ont entamé les anticipations de baisse des taux de la Fed ou de la BCE à partir du mois de septembre. Tant mieux, aurions nous envie de dire, notamment après la lecture des données des PIB européens tout juste publiés. Car si la croissance de 0,3 % du deuxième pour la zone euro est ressortie meilleure qu’attendu, elle cache une évolution de seulement 0,6 % au cours des quatre derniers trimestres et une économie allemande de nouveau en contraction, de 0,1 % d’un trimestre sur l’autre comme sur l’ensemble de l’année écoulée…

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Les jours fériés ont plombé la production en mai

En mai, la production industrielle s’est contractée de 2,5 % en Allemagne et de 2,1 % en France, quand leurs composantes manufacturières, ont baissé de respectivement 2,9 % et 2,7 %. En tant que telles, ces données ne sont pas loin d’être catastrophiques, après plus de trois ans de stagnation et, toujours, un retard important par rapport à la fin de la décennie passée. L’INSEE, dans la note de ce matin précise qu’une partie, au moins, de cette baisse, s’explique par le fait que le 10 mai, jour «de pont » pour de nombreux français, reste considéré comme ouvré pour la comptabilité nationale ; de quoi nuancer le très mauvais effet d’annonce de ces statistiques, y compris, sans doute, pour l’Allemagne. On prendrait, néanmoins, plus facilement ces explications pour argent comptant si les indicateurs avancés de climat des affaires des deux pays et les commandes allemandes n’étaient pas aussi mal orientés. Difficile, en effet, d’imaginer que juin compense l’intégratlité des pertes d’un mois, même largement chômé, au vu de ces derniers élements… Il faut, dès lors, espérer que les activités de services aient dignement compensé ces pertes industrielles pour en éponger l’impact sur la croissance du PIB du deuxième trimestre.

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Les commandes à l’industrie allemande poursuivent leur effondrement

Cinquième recul consécutif, de 1,6% en mai et nouveau point bas post-covid pour les ordres à l’industrie allemande : presque 10 % de retard par rapport à 2019. Certes, les commandes « majeures », probablement dans les matériels de transport, expliquent une part de cette baisse, mais les ordres hors exceptionnels ont suivi, au cours des derniers mois, une trajectoire très similaire. En bref, les retours sont de plus en plus préoccupants.

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L’économie américaine perd de l’altitude, la Fed devrait suivre sous peu

En juin, l’indice ISM du climat des affaires a reflué de cinq points, à 48,8, un niveau qui, depuis 25 ans, n’a jamais été constaté hors période de récession. Cette publication fait suite à une litanie de données rarement bonnes, parfois passables et souvent très dégradées…

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L’inflation américaine flanche face à une conjoncture de plus en plus à la peine…

La consommation des ménages américains a progressé de 0,3 % en mai, légèrement mieux qu’attendu et que suggéré par les ventes de détail. Il n’en reste pas moins que cette bonne surprise peine à faire oublier les mauvais retours récents en provenance de la conjoncture américaine, qui n’ont cessé d’entretenir les anticipations de baisses des taux de la Fed, quoi que cette dernière ait pu annoncer lors de son dernier FOMC. Dans ce contexte, le net ralentissement de l’inflation PCE, dont les composantes totale et sous-jacente redeviennent compatibles avec un retour vers 2 %, finit par convaincre. Il sera selon toute vraisemblance difficile à J. Powell de ne pas prendre acte de ces changements, sinon dès le prochain FOMC, du moins lors du RDV de Jackson Hole de la fin août…

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Baisse de l’inflation en France et ailleurs, sur fond de conjoncture morose

L’inflation française est retombée à 2,1 % en juin. Si la hausse annuelle des prix des services peine à s’infléchir, à 2,8 %, contre 3,9 % à son pic de juillet 2022, l’évolution mensuelle a retrouvé son rythme d’avant la crise covid. Dans le même temps, l’inflation espagnole a reculé de 0,3 point, à 3,5 % et l’italienne est restée faible, à 0,8 %.
Du côté des ménages, la consommation française de biens en mai a augmenté de 1,5 % pour atteindre un plus haut depuis juillet dernier, après une baisse de 0,9 % en avril. Une bonne nouvelle, à nuancer, par l’importance jouée par les dépenses d’énergie dans ce résultat. Difficile, donc, d’y voir une tendance de fond sur l’activité.

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L’IFO allemand confirme le coup de frein conjoncturel

Première baisse significative pour l’IFO composite allemand depuis le début de l’année. Ce dernier perd sept dixièmes, à 88,6, sous l’effet d’un recul d’un peu plus d’un point des perspectives et d’une stagnation de l’indice des conditions courantes. Après le ZEW et les PMI, l’IFO confirme un coup d’arrêt au rattrapage conjoncturel entamé au premier trimestre… alors que le PIB est à peine supérieur à ses niveaux d’il y a cinq ans.

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La crise politique, pas coupable de la baisse des climats des affaires en France

Face à l’extrême incertitude en présence, les indicateurs conjoncturels sont très attendus… Le PMI composite français a perdu sept dixièmes, à 48,2 ; la dissolution de l’Assemblée Nationale étant, explicitement, mentionnée par le communiqué S&P comme raison de ce repli. Reste que la France n’est pas un cas isolé : le PMI allemand s’est contracté de presque deux points aussi, quoiqu’encore en zone de légère expansion, à 50,6. Nettes dégradations, également, en Australie, errance de la Chine oblige, ainsi qu’au Japon et au Royaume-Uni.
L’indicateur INSEE, lui, s’est maintenu à 99, pour le troisième mois consécutif, malgré des détails nettement moins encourageants, notamment sur le front de la demande, de l’immobilier et du bâtiment.

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