Inflation peu lisible et inscriptions au chômage brouillent la lecture des marchés

L’inflation américaine a reculé d’un petit dixième de point, à 2,4 % en septembre mais sa composante sous-jacente est remontée de 3,2 % à 3,3 %. Sur un mois, ces deux postes ont augmenté respectivement de 0,2 % et 0,3 %, comme en août. L’inflation des services, à 4,7 % est néanmoins retombée à son plus faible niveau depuis deux ans et demi, quand les prix des loyers ont, eux aussi, nettement ralenti, à 4,9 % l’an, avec une hausse de seulement 0,2 % sur un mois.

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POSTVIEW FED: L’économie américaine est donc en aussi mauvaise posture ?

Tel n’est pas notre diagnostic et tel ne semble pas être non plus celui des marchés malgré leurs attentes en matière de baisses de taux. Mais ces derniers ont finalement eu gain de cause puisque les projections de la Fed s’y sont rigoureusement collées. Parmi les principaux arguments qui nous faisaient attendre une baisse de 50 points de base cette semaine, celui que la Fed pourrait, ainsi, faire digérer des projections très inférieures aux anticipations de marché, occupait une place importante. Nous nous sommes trompés : les Dot Plots du FOMC sont particulièrement « dovish », au point d’espérer que la Fed se trompe car au rythme de baisse de ses taux escompté, on pourrait bientôt reparler de taux négatifs ou d’assouplissement quantitatif de ce côté-ci de l’Atlantique : à 2,9 % à horizon décembre 2026, les Fed Funds totaliseraient 250 points de base de baisse, en effet, un ajustement qui inciterait la BCE, le cas échéant, à abaisser ses taux dans la région de 1 % ! A moins que la Fed ne fasse fausse route, ce qui justifierait la réaction des cours de l’or ou, encore, des crypto-monnaies à son annonce : la perte de crédibilité des banques centrales ayant ce pouvoir de renforcer l’attrait du premier et des pseudo-monnaies sous toutes leurs formes…Cette dernière lecture est pour le moins tentante pour ceux qui, comme nous, peinent à trouver les justifications au risque de récession dans l’environnement en présence (comme développé dans notre présentation trimestrielle de mardi soir, cf l’extrait ci-dessous) et elle n’offre pas un cadre durablement propice au regain d’appétit pour le risque.

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Demi-satisfécit sur l’inflation, sans conséquence certaine sur l’action de la Fed.

Largement érodée par des effets de base très nettement négatifs et le recul des prix du pétrole, l’inflation américaine est passée de 2,9 % en juillet à 2,5 % en août, un plus bas depuis plus de trois ans. Derrière ce premier satisfécit, les retours sont, cependant, moins favorables du côté de l’inflation sous-jacente, stable à 3,2 % en glissement annuel, avec une hausse mensuelle des prix de 0,3 %, voire 0,4 % pour les seuls services, un dixième de plus que le mois dernier. Ces données ferment-elles la porte à une baisse d’un demi-point des taux directeurs de la Fed la semaine prochaine ? Pas certain, notamment parce que l’on peut faire dire ce que l’on veut à ce dernier rapport sur. Si la version « faucon » consisterait à constater l’absence de progrès suffisants en matière d’inflation sous-jacente, une lecture, à l’opposé plus « colombe », consisterait à mettre en avant le très faible nombre de postes pour lesquels les hausses de prix excèdent le niveau requis pour revenir à 2 %, à savoir, les loyers et les coûts de l’assurance automobile et le très bas niveau de l’inflation en dehors de ces deux postes. Dans un contexte pré-électoral, où l’incertitude sur ce que seront ses marges de manœuvre après le 5 novembre est conséquente, la Fed pourrait privilégier la seconde option si elle juge trop restrictives les conditions monétaires au vu de la situation du marché de l’emploi. Les paris restent donc ouverts.

 

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Regain de volatilité, la BoJ en ligne de mire, le PMI en renfort de l’ISM, mais c’est pas fini

Les sources de crispations se multiplient sur les marchés avant le rapport sur l’emploi de vendredi. Si la publication d’un ISM manufacturier inférieur aux attentes, bien que meilleur que celui de juillet, est souvent mise en avant pour justifier le regain d’inquiétude au sujet de l’économie américaine, les propos du gouverneur de la BoJ, K. Ueda sur l’éventualité de nouvelles hausses des taux directeurs au Japon semblent avoir largement participé au regain de volatilité, sur des marchés déjà malmenés par le secteur technologique. Quoiqu’il en soit, la résultante est là : les indices américains subissent d’importantes secousses, Nasdaq et Russell 2000 en tête, avec des baisses de plus de 3 % chacun. Après s’être nettement tendus ces deux derniers jours, les taux futurs reperdent du terrain, avec un rendement des T-Notes à 10 ans de retour vers les 3,80 %… en attendant le Beige Book de mercredi, l’ISM services et le rapport ADP sur l’emploi privé de jeudi, avant de finir la semaine avec les NFP. La messe n’est pas encore dite et ça swing.

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Aux Etats-Unis, la consommation tient, l’auto et l’immobilier, beaucoup moins

En juin, les ventes de détail américaines sont ressorties stables, à prix courants, après une hausse de 0,3 % en mai. En soi, cette stagnation n’est pas fondamentalement une mauvaise nouvelle. Ces données sont supérieures au consensus et n’empêchent pas une hausse trimestrielle de 0,6 %, après un repli de 0,2 % au premier trimestre. Déflatées du prix des biens, pour approcher la consommation en termes réels, elles ont augmenté de 0,3 % sur un mois et de 0,5 % sur l’ensemble du trimestre. La plupart des secteurs ont, d’ailleurs, affiché une évolution positive, voire très positive pour le commerce à distance (+1,9 % à prix courants) ou le matériel de construction (+1,4 %).

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Désinflation américaine, ça va vite M. Powell…

Devant le Sénat il y a deux jours J. Powell a déçu des marchés trop impatients d’obtenir un signe de détente. Reconnaissons qu’il était difficile au Président de la Fed de se défausser après sa pirouette de début juin et de mettre, par là-même, l’ensemble du FOMC en porte-à-faux. Manifestement, les données d’inflation du mois de juin devraient lui donner plus d’aisance. Comme celles du mois dernier, ces dernières sont indiscutablement d’un bon cru, voire peut-être d’un trop bon cru au regard de ce qu’elles pourraient nous dire de l’évolution de la demande dont les signes de tassement se sont largement multipliés ces dernières semaines.
Non seulement l’inflation des prix à la consommation est passée de 3,3 % à 3,0 % et sa composante sous-jacente, de 3,4 % à 3,3 % mais, sauf les biens de loisirs, plus aucun des principaux postes de l’indice des prix, loyers compris, n’évolue à un rythme mensuel supérieur à celui requis pour revenir à 2 %, à savoir 0,17 %. La désinflation est donc indiscutable là et la Fed ne pourra dire le contraire, surtout dans un contexte conjoncturel de plus en plus fragilisé, pour ne pas dire menaçant pour ce qui est de sa composante immobilière. Reste maintenant à déterminer si elle se contentera d’un discours plus colombe le 31 juillet qui préparerait une action pour septembre ou si elle passera à l’acte. Les publications économiques et celles des résultats des entreprises des deux prochaines semaines seront sans doute déterminantes sur sa décision.

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Un argument de plus en faveur de baisses des taux de la Fed dès la rentrée

Les statistiques américaines se suivent et confirment presque jour après jour l’évidence d’une économie américaine de plus en plus fragile où, simultanément, se multiplient les signes de franc ralentissement de la croissance et de l’inflation, qui ont tout lieu de forcer la main de la Fed malgré sa réticence à envisager de faire marche arrière. Après, les données de consommation, de l’immobilier ou les ISM, celles de l’emploi salarié du mois de juin donnent, à l’évidence, plus de poids à notre scénario d’une baisse première baisse des Fed Funds en septembre et de plusieurs autres d’ici la fin de l’année ; de quoi, non seulement faire refluer les taux d’intérêt américains et les européens mais aussi protéger, au moins partiellement aussi, les obligations de l’Etat français…

 

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L’inflation américaine flanche face à une conjoncture de plus en plus à la peine…

La consommation des ménages américains a progressé de 0,3 % en mai, légèrement mieux qu’attendu et que suggéré par les ventes de détail. Il n’en reste pas moins que cette bonne surprise peine à faire oublier les mauvais retours récents en provenance de la conjoncture américaine, qui n’ont cessé d’entretenir les anticipations de baisses des taux de la Fed, quoi que cette dernière ait pu annoncer lors de son dernier FOMC. Dans ce contexte, le net ralentissement de l’inflation PCE, dont les composantes totale et sous-jacente redeviennent compatibles avec un retour vers 2 %, finit par convaincre. Il sera selon toute vraisemblance difficile à J. Powell de ne pas prendre acte de ces changements, sinon dès le prochain FOMC, du moins lors du RDV de Jackson Hole de la fin août…

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