Après l’inflation, les ventes de détail : ça se gâte pour l’économie américaine

Les ventes de détail se sont contractées de 0,9 % à prix courants en janvier aux Etats-Unis, après quatre mois de hausse continue. Déflatées des prix des biens pour approximer leur évolution réelle, elles ressortent en recul de 1,3 %, leur plus forte baisse depuis deux ans et-demi. Le rebond de la production énergétique a, de son côté, porté l’indice de la production industrielle, manque toutefois dans ce panorama, l’industrie manufacturière, en repli de 0,1 %. Difficile de dire ce qui, dans ces données décevantes s’explique par les incendies et intempéries ou par les premiers effets des changements politiques à même de, potentiellement, favoriser un comportement plus précautionneux en faveur de l’épargne. Toujours est-il que ces données sont très décevantes et très loin des retours en provenance des enquêtes.
Résultat, les taux américains et le dollar retombent. Au lieu d’une Fed libérée de l’inflation et susceptible de soutenir davantage la croissance, comme l’espérait D. Trump, le risque d’une banque centrale empêchée de lutter contre les hausses de prix par la dégradation conjoncturelle se profile, avant même l’introduction de tarifs à l’importation.

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Inflation américaine : pas grave, D. Trump baissera les taux…

Le verdict des données de prix aux Etats-Unis est sans appel et pas dans le sens espéré par la Fed et, encore moins, par le président américain. Finies les données nuancées de 2024, contrariantes mais plutôt inoffensives à court terme. En janvier 2025, le taux annuel d’inflation et sa composante sous-jacente ont augmenté d’un dixième, à respectivement 3 % et 3,3 % malgré des effets de base encore fortement baissiers, censés jouer un rôle protecteur. Sauf que d’un mois à l’autre, les prix totaux et sous-jacents ont bondi de 0,5 % et 0,4 %, ce qui n’avait plus été observé depuis 2023. Quand bien même ces évolutions mensuelles sont volatiles, le rythme en présence est plus de deux fois trop élevé par rapport à celui requis pour un retour de l’inflation américaine à l’objectif de 2 % de la Fed.

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Croissance américaine, le cadeau empoisonné de J. Biden à D. Trump

D. Trump, quoiqu’il en dise, aura du mal à faire mieux que son prédécesseur, dont le mandat a été marqué par une croissance du PIB de 13 % en quatre ans, à un rythme moyen de 3,2 %. Ironie du sort, ce succès lui revient en partie, en tout cas pour la première partie du mandat de son successeur qui ne pouvait que marcher dans les traces du plan de relance qu’il avait lui-même précédemment préparé, mais qui s’en souvient ?
J. Biden, s’il est parvenu a maintenir la croissance à flot depuis deux ans et demi commençait, à l’évidence, à manquer de moyens. L’impulsion donnée à l’investissement en 2022, essentiellement consommée, les bases de la croissance commençaient à s’étioler. Si le repli de l’inflation avait permis de stimuler la consommation des ménages, il ne restait plus grand-chose pour alimenter la machine, comme en témoignent les détails du PIB du dernier trimestre de son mandat, publiés aujourd’hui. La stratégie de D. Trump qui consiste pour beaucoup à démolir ce qui a été achevé ces quatre dernières années parviendra-t-elle à recréer les bases de nouvelles sources de croissance ? L’ambition est de taille.

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Profil bas pour un président de la Fed sur un siège éjectable…

Le maintien des taux de la Fed à 4,25/4,5 % au terme du FOMC de cette semaine ne fait guère de doute. Dans un contexte de croissance soutenue, de récent raffermissement des créations d’emplois et d’incertitude persistante sur l’inflation future, le mini-cycle de baisses des taux directeurs de la Fed devrait prendre fin, tout au moins marquer une pause jusqu’à nouvel ordre. J. Powell en dira-t-il davantage sur la suite ?

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Les marchés surachètent les bons chiffres de l’inflation américaine

En décembre, le taux annuel d’inflation américain a progressé de 0,2 point, à 2,9 %, en raison d’une hausse mensuelle de 0,4 % du niveau des prix à la consommation. En revanche, sa composante sous-jacente est ressortie en baisse d’un dixième, à 3,2 %, grâce au ralentissement de la hausse mensuelle des prix, de 0,3 % en novembre à 0,2 % en décembre.
Cela a suffi à effacer la hausse des taux provoquée par la publication des données d’emploi américain de vendredi dernier. Les rendements des T-Notes à 10 ans ont ainsi reculé de 14 points de base, à 4,65 %. L’euro et la livre, ont, quant à eux, progressé pour atteindre 1,03 USD et 1,227 USD respectivement. Cet enthousiasme semble largement surfait à quelques jours d’une investiture qui pourrait, dès lnudi prochain, changer la donne, sur fond de tensions renouvelées des prix du pétrole, de l’alimentaire et des conséquences à venir des incendies, toujours en cours, dans la région de Los Angeles.

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L’économie américaine se porte au mieux avant la prise de fonction de D. Trump

Ventes de détail, confiance des industriels et des constructeurs, les indicateurs américains sont au beau fixe.Il est vrai que J. Biden y a mis les moyens et que la décrue de l’inflation a fait le reste. En l’état la conjoncture américaine n’a jamais été aussi prometteuse depuis la crise sanitaire, pour elle-même comme, potentiellement, pour le reste du monde. Reste à savoir ce qu’en fera D. Trump dès son arrivée au pouvoir, lundi prochain.

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Emploi américain : pas vraiment ce qu’il fallait pour plus de baisses de taux…

Fort heureusement, la croissance des salaires se tasse légèrement. C’est à peu près la seule bonne nouvelle dans ce rapport sur l’emploi pour la Fed. Les autres informations vont toutes, en effet, en sens contraire de ce qu’aurait espéré J. Powell et, dans son sillage, les marchés : rebond des créations de postes, reflux du taux de chômage, remontée des contrats à temps plein… Les taux à deux ans s’envolent au-delà de 4,35 % ce qui n’est pas le plus cher payé que l’on pourrait envisager, dans un contexte de plus en plus contrariant relativement aux anticipations de baisse des taux encore en présence et de moins en moins crédible.

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Loin des PMI éblouis par D. Trump, la conjoncture américaine reste fragile

Les directeurs d’achat prennent-ils leurs espoirs pour la réalité ? Les données du jour, en tout cas,ne justifient guère l’optimisme exprimé à travers les PMI d’hier. Les ventes de détail en valeur, dopées par des effets prix, se sont surtout concentrées dans l’automobile. La production manufacturière est plutôt sur la pente descendante, en hausse de seulement 0,2 % en novembre après une baisse révisée à -0,7 % en octobre. Enfin, après trois mois de hausse, l’indicateur NAHB des constructeurs est resté inchangé, à 46, inférieur d’une vingtaine de points à sa moyenne 2018-2019. Sans être particulièrement mauvaise, la conjoncture américaine donne des signes de léger ralentissement plutôt que d’accélération, contrairement aux PMI. Depuis la publication de ces données, les taux futurs reculent et offrent à la Fed un certain confort pour baisser ses taux demain.

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