Entourloupe des PMI ?

Les PMI chinois publiés par S&P la nuit dernière sont de bonne facture. Avec une hausse de trois dixièmes dans le secteur manufacturier et un bond de 1,5 point dans les services, l’indice composite ressort à un plus haut de 54,1 depuis mai 2023, synonyme d’une amélioration notable de l’activité, soulignée par S&P dans son rapport.  Ce dernier met également en exergue des hausses de prix, dans ce cas, plutôt rassurantes au regard de la situation de déflation latente traversée par le pays jusqu’à récemment. Un ensemble, au total, réconfortant pour l’Empire du Milieu.

Sauf que, ces résultats ne sont guère conformes à ce qu’expriment les indicateurs nationaux publiés par le NBS, lesquels PMI pointent au contraire vers un tassement de l’activité. Le sujet n’aurait sans doute pas valu qu’on s’y arrête sans le précédent américain de ces derniers jours et les messages confusants délivrés par les PMI d’une part et les ISM de l’autre. L’épisode n’en est pas moins dans les esprits et n’est pas dénué d’importance quand on sait à quel point ces indicateurs influent sur le sentiment des marchés mondiaux.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

ISM et PMI manufacturiers à front renversé

Quelques minutes après la révision à la hausse d’un PMI manufacturier déjà en zone d’expansion, à 51,3 contre 50 points en avril, l’ISM manufacturier a été publié en repli de 5 dixièmes, à 48,7. Quand bien même l’écart entre ces deux indicateurs est faible, les directions suggèrent deux tendances contraires de la conjoncture manufacturière américaine : le PMI serait conforme à une réaccélération de la croissance, tandis que l’ISM pointe vers une détérioration accentuée.

Lire la suite…

BMG Mai 2024 – Du boulet chinois au coup de frein américain

Second mois à zéro pour notre BMG qui stagne en zone neutre depuis neuf mois. Les momenta de la production, la consommation et l’investissement varient peu. Seul celui du commerce extérieur regagne du terrain, toujours en territoire négatif, cependant, du fait de la Chine. Par pays, cette dernière ferme toujours la marche tandis que l’avance américaine s’étiole. Zone euro et Japon caracolent en tête malgré la faiblesse des momenta sur la consommation. Stabilité, également, pour notre baromètre d’inflation, à 0,4.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation allemande victime des effets de base

L’inflation allemande est passée, entre avril et mai, de 2,2 % à 2,4 %, quand sa composante sous-jacente est restée stable, à 3 %. Après la publication de l’accélération des salaires européens du premier trimestre, ces chiffres ravivent les incertitudes. Également dopés par les nouvelles américaines (Conference Board hier puis Fed de Richmond aujourd’hui), les taux allemands ont augmenté de 8 points de base. Pour autant le rapport sur les prix, dans la globalité, reste de bonne tenue, avec des évolutions mensuelles tout à fait en phase avec les objectifs de la BCE.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Nouvelles d’Europe, au lendemain des PMI

Après la première salve de climats des affaires d’hier, que nous disent les données du jour de la réalité de la situation européenne ?
– L’Allemagne est-elle sur la voie de la reprise ? Le PIB du premier trimestre, confirmé en hausse de 0,2 %, est incontestablement une première impulsion. Néanmoins, la déprime sur le front de l’industrie et de la consommation privée se poursuit.
– La situation française se dégrade-t-elle ? Pas forcément, selon l’enquête INSEE, mais elle ne s’améliore pas non plus, loin de là, avec des climats des affaires la plupart du temps médiocres.
– Le Royaume-Uni est-il toujours sain et sauf, malgré la légère dégradation des PMI d’hier ? Les ventes de détail nous disent le contraire, mais ne sont qu’un piètre indicateur de l’activité dans son ensemble.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

En attendant les ISM, les PMI américains enterrent les baisses de taux en 2024

Fort heureusement, les résultats de Nvidia jouent comme un puissant anesthésiant sur les marchés, permettant tout à la fois de digérer les minutes pas très market friendly du dernier FOMC et des PMI encore moins. Il est vrai que les analystes ont, également, appris à se méfier des résultats, souvent fantaisistes de ces enquêtes depuis le début de la décennie. Toujours est-il que le fort rebond du PMI des services, que ne peuvent a priori expliquer que des effets volume et/ou prix, ne va pas du tout dans le sens de possibles baisses des taux de la FED. Point de consolation, les détails de cette enquête ne donnent pas d’éléments probants susceptibles d’en justifier le résultat, lequel tient principalement aux commandes…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

PMI : l’Allemagne sort du lot

Les indicateurs PMI publiés ce matin pour le mois de mai ont été plutôt contrastés. Pas de danger pour la croissance, néanmoins. En zone euro, c’est, même, tout le contraire, avec une cinquième hausse consécutive de l’indice composite, portée par l’Allemagne, malgré la dégradation rapportée du contexte français. Au Royaume-Uni, les PMI ont subi un léger contrecoup, après un très bon premier trimestre marqué par le retour de la croissance. Enfin, pas grand-chose à signaler dans la zone indo-pacifique (Inde, Australie et Japon), où, à en croire les PMI, le contexte conjoncturel est assez stable.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Ça tangue du côté de la conjoncture… et, donc, sur les perspectives monétaires

Les indicateurs conjoncturels publiés aujourd’hui ajoutent aux mauvaises nouvelles de ces dernières semaines sur la conjoncture américaine mais, également, nippone.
– Au Japon, le PIB s’est contracté de 0,5 % en moyenne au cours des trois premiers mois de l’année, ce qui constitue la deuxième baisse sur les trois derniers trimestres après, déjà, celle de 0,9 % de l’automne dernier. Les effets de la chute du yen sur l’activité industrielle manquent au rendez-vous avec une baisse de 5 % des exportations de biens et services, quand bien même fermetures d’usines et tremblements de terre expliquent une partie de ces déceptions. Voilà néanmoins un ensemble bien décevant pour ceux qui avaient espéré une normalisation de la situation du pays et une poursuite des hausses de taux de la BoJ.
– Aux Etats-Unis, de nouveau, l’industrie manufacturière a perdu du terrain alors que l’environnement immobilier se dégrade davantage. Cela commence à faire beaucoup après, déjà, des ventes de détail médiocres dévoilées hier, les faibles ISM précédents et le ralentissement des créations d’emplois d’avril. Il ne faudrait pas beaucoup de déceptions additionnelles pour que J. Powell, qui a révisé sa copie le 1er mai, soit rattrapé sous peu par un effet « porte de saloon »…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre