Les prouesses technologiques ne font pas la croissance en Chine mais son rayonnement

Les changements et progrès de l’économie chinoise sont réels et indiscutables en matière scientifique, technologique et énergétique. Ils offrent au pays un réel avantage aux entreprises de l’Empire du Milieu que les bourses chinoises et hongkongaises commencent à en prendre en considération, mais ne doivent pas être confondus avec ses performances conjoncturelles. Ces dernières sont toujours sous l’emprise du surendettement et des surcapacités chroniques de production, qui entravent d’autant plus la croissance que la demande mondiale évolue peu et que la guerre commerciale produit ses effets nocifs.
De fait, les données de la nuit sont, une nouvelle fois, d’un bien mauvais cru. Les exportations avaient donné la direction la semaine dernière, les retours en provenance de l’industrie, de l’investissement et des ventes de détail, confirment, toutes, un sérieux coup de frein de la croissance économique du troisième trimestre, après un premier semestre de bonnes surprises. Sans doute faudra-t-il un certain temps avant que les investisseurs parviennent à appréhender ces contradictions d’une histoire éminemment différente de celle qui a fait la performance de l’indice Shanghai par le passé (voir à ce sujet notre présentation du mois de juillet et sa Retransmission vidéo) et qui, aujourd’hui, fait celle du Shenzhen Tech.

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Les banquiers centraux entre le marteau et l’enclume de la stagflation

La posture des banques centrales semble de jour en jour plus délicate. Si la Fed est la plus concernée, du fait de la pression qu’exerce l’administration américaine sur ses décisions, et ses choix particulièrement scrutés en raison de son influence, la plupart ont perdu leurs repères face à un monde qui ne ressemble guère à celui qu’elles ont connu ces dernières décennies.
Comme envisagé avant même la réélection de D. Trump et la guerre commerciale qui s’en est suivie, l’inflation, partout, résiste et la poursuite de sa décélération laisse le plus souvent à désirer. Les banques centrales pourraient se satisfaire d’évolutions de prix nettement moins menaçantes qu’elles ne l’étaient il y a quelques trimestres, malgré tout, les choses ne sont pas aussi simples. Avec une inflation sous-jacente nettement plus soutenue que ce qu’elle était avant 2021, le juste positionnement du curseur des politiques monétaires est beaucoup plus incertain.

Répondre aux sirènes des risques conjoncturels n’est, dès lors, pas aussi accessible que par le passé. La capacité des banques centrales à prévenir ces derniers s’est érodée et la situation ne se clarifiera pas avant que ne soit levée l’incertitude sur la trajectoire du mix inflation-croissance. Après une décennie de « goldilocks », au cours de laquelle co-existaient croissance, sinon forte, du moins décente, et très faible inflation, la flambée des prix de 2022-2023, sur fond de changements structurels de l’économie mondiale et d’instabilité géopolitique et commerciale, est en mesure d’avoir définitivement confisqué la possibilité d’un retour vers cet équilibre. Si tel est le cas, sur quoi pourrait déboucher l’état de stagflation qui caractérise la situation du monde développé depuis le début de l’année dernière ? La réponse suscite, à juste titre, d’intenses débats et c’est de sa réponse que dépendront, pour l’essentiel, les évolutions à venir des prix d’actifs.

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Les mauvaises données du CPI américain ensevelies sous les inscriptions au chômage

Contrairement au mois dernier, c’est cette fois-ci du CPI américain que proviennent les déceptions, après des PPI plutôt réconfortants hier. En août, les prix à la consommation ont augmenté de 0,4 %, à raison de 0,3 % pour leur composante hors énergie et alimentation. Sur un an, l’inflation gagne deux dixièmes, à 2,9 %, soit une hausse de six dixièmes par rapport à son point bas d’avril. Sur les marchés, la publication simultanée des inscriptions hebdomadaires au chômage, en forte hausse, a néanmoins pris le pas sur la mauvaise nouvelle de l’inflation : les taux futurs américains ont, en effet, décroché sur toutes les échéances. Le message est clair : la Fed est censée donner plus d’importance aux mauvais retours du marché de l’emploi qu’à l’inflation, quand bien même cette dernière confirme l’évidence : la hausse des droits de douane fait monter les prix.

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Le surstockage enfle les PMI industriels mondiaux, un mauvais signal pour la suite…

L’indice PMI manufacturier du monde développé s’est nettement redressé en août, à 50,9 après 49,2. Il se situe maintenant dans les mêmes eaux que l’indice global et que son équivalent pour les pays émergents, pourtant soutenu par les très bons indices indiens. L’industrie du monde développé semble renaitre de ses cendres, avec un niveau d’indice PMI qu’elle n’avait pas connu depuis longtemps, période covid. Faut-il y voir les effets de l’essor des politiques de défense, de réindustrialisation ou de la réduction de la dépendance vis-à-vis de la Chine ? Aucun de ces arguments ne semble, aujourd’hui, à l’origine de cette apparente embellie. Le rapport de S&P insiste surtout sur un phénomène de stockage, beaucoup plus plausible compte-tenu du contexte en présence, en particulier des menaces que font peser les mesures protectionnistes de D. Trump sur les perspectives… Une conclusion nettement moins encourageante pour la suite.

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BMG août 2025 – Un arrière gout de stagflation

En août, notre Baromètre Macroéconomique Global reste stable, à 0 , pour le quatrième mois consécutif. A rebours du début de l’année, les Etats-Unis sont revenus en tête de peloton parmi les régions sous revue. Pour autant, les disparités entre les différentes composantes persistent: la consommation y apparaît très dégradée. Ailleurs, les indices synthétiques sont moins bons et retombent en zone légèrement négative en UEM et au Japon. Autre changement de contexte depuis l’été, notre momentum de l’inflation a quitté le territoire négatif et se maintient désormais en zone neutre/très légèrement positive, à 0,1.

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Impasse politique française

Et maintenant, que peut-il se passer ? La démission de F. Bayrou fait peu de doute après le vote de confiance qu’il a lui-même sollicité le 8 septembre. Neuf mois après celle de son prédécesseur, la situation n’a, de fait, guère évolué. Sauf qu’un nouveau volontaire a échoué à établir un consensus qu’il n’a, d’ailleurs, même pas véritablement cherché à établir, et que la corde s’use. Que pourrait faire un nouveau locataire de Matignon proche du président de la République que n’ont pas réussi à faire les deux précédents ? Probablement pas grand-chose au vu du contexte politique et, plus encore, social, en présence. Une dissolution de l’Assemblée, avec à la clé de nouvelles élections législatives, aurait, quant à elle, assez peu de chances d’aboutir à des conditions plus favorables à la formation d’un gouvernement viable. Quant à l’hypothèse d’une démission, toujours possible, du chef de l’Etat, elle n’offre guère, non plus, de pistes évidentes de sortie de crise et, tout bien pesé, plutôt l’inverse.
Alors oui, l’inquiétude est extrême.
Il y a celle que le marché de la dette française rebute les investisseurs et que les taux d’emprunt du Trésor francais s’envolent. Au-dessus des taux italients ? Dans l’absolu, la sanction ne serait pas indue, relativement à un pays qui a su préserver un excédent primaire structurel de ses finances publiques de 1 % de son PIB en moyenne depuis 1995, que la France n’a presque jamais réussi à obtenir, à l’exception des périodes, lointaines, au cours desquelles la croissance du PIB a dépassé 3 %. Elle pourrait tomber dès le 12 septembre avec la baisse probable de la notation souveraine de Fitch, puis successivement celles de Moody’s et S&P les deux mois suivants.

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Comment les bourses émergentes finissent par profiter des choix de D. Trump

Droits de douanes, tensions géopolitiques, dégradation des perspectives de croissance… les pays émergents n’étaient pas, a priori, les mieux placés pour tirer parti du contexte en présence. Le vent a, pourtant, tourné en leur faveur ces derniers mois, au point d’offrir au MSCI émergent une performance équivalente à celle du Stoxx 600 en dollar depuis le 1er avril et à l’indice des marchés frontières, la plus forte progression, de loin, des grands indices internationaux hors Nasdaq, depuis la veille du « Liberation Day ». Il faut remonter longtemps en arrière pour retrouver des équivalents. Au cours des quatre derniers mois, c’est une appréciation de 23 % qu’a enregistré l’indice MSCI de ces petits marchés, moins profonds et, surtout, plus exposés au risque, la plus forte depuis 2009. Comment l’expliquer ? C’est dans les méandres des effets de la politique trumpiste sur les perspectives globales à plus ou moins long terme que se nichent les réponses les plus convaincantes.

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« Le plus beau, le plus grand »… RACKET de l’histoire ! D. Trump jubile.

– 15 % de droits à l’entrée des produits européens sur le sol américain
– 50 % de droits sur l’acier et l’alumimium
– Produits pharmaceutiques exclus de l’accord, donc, toujours potentiellement exposés à des droits prohibitifs de 200 %
– 750 milliards d’achats d’energie américaine par les Européens
– 600 milliards d’investissements européens aux Etats-Unis
– ZERO POURCENT de droits d’entrée des produits américains sur le marché européens.
Pourquoi tant de cadeaux aux Américains ? « L’excédent commercial de l’UE à l’égard des Etats-Unis se serait démesurément accru ces dernières années », Mme Von der Leyen, présidente de la Commission et négociatrice pour l’UE qui abonde dans le sens de D. Trump.

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