Les données chinoises du mois d’août sont, une nouvelle fois, de piètre qualité. Sauf, la croissance annuelle de la valeur ajoutée industrielle, en légère accélération en valeur, de 4,5 % à 5,2 % grâce à la hausse des prix, les statistiques pointent toutes vers une aggravation de la conjoncture, que souligne notamment l’anémie de la demande domestique : la croissance des ventes au détail s’est de nouveau affaiblie, en effet, à 0,4 % l’an inflation comprise, après 0,6 %, et celle des investissements en actifs fixes marque sa plus forte chute hors période covid, de 7,2 % dont 10,1 % pour le seul secteur privé. Outre l’aggravation persistante de la situation immobilière, les dépenses d’investissement manufacturier continuent de se rétrécir et celles dans les utilities, particulièrement soutenues jusque l’an dernier, ont disparu du paysage. Seuls restent donc les investissements dans la haute technologie, en progression de plus de 5 % l’an, dont la dynamique – du reste toute relative par rapport à ce que sait délivrer l’économie chinoise- est sans effet sur les autres pans de l’activité. Loin d’être la seule dans ce cas, la Chine serait-elle une sorte de laboratoire pour nombre d’économies aux caractéristiques comparables ? La question est de moins en moins contournable.

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