Le PIB allemand s’est contracté de 0,3 % au deuxième trimestre, en raison d’une contribution très négative du commerce extérieur. Le léger coup de pouce du début d’année n’a donc pas duré. Le troisième trimestre ne commence pas beaucoup mieux : en juillet, les commandes à l’exportation se sont repliées de 3,1 %, après -1,9 % en juin et ont, ainsi, effacé en deux mois près des trois cinquièmes de leur hausse constatée entre janvier et mai. La demande domestique, atone, n’a pas les moyens de compenser ce choc pour l’industrie d’une économie toujours très dépendante de ses exportations et, force est de reconnaître, que mois après mois, la situation finit par remettre en question les perspectives de ressaisissement de la première économie de la région et, par voie de conséquence, celles de l’ensemble de la zone euro.
