Ne cherchons pas du côté de la BCE les raisons de l’envolée des taux futurs. Cette dernière, bien qu’ayant relevé ses taux directeurs d’un quart de point comme prévu, a délivré un message pondéré, relativement neutre, sur les évolutions à venir de sa politique monétaire, quand bien même les révisions à la hausse de ses projections d’inflation et de croissance pour 2027 envoient un signal relativement clair sur l’orientation aujourd’hui envisagée. Simultanément aux annonces de la BCE, la publication d’une inflation des prix à la production américains de 5,4 % en août après 4,8 % en juillet, n’a probablement pas aidé à contenir les anticipations d’un resserrement monétaire à venir aux Etats-Unis, à l’origine d’une accélération à la baisse ponctuelle du cours de l’euro-dollar.
Aucune de ces informations ne justifie néanmoins l’ampleur de la hausse des taux à deux ans de quasiment 10 points de base observée depuis le début de l’après-midi en Europe et aux Etats-Unis.

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