PIB Américain : une bien mauvaise récolte pour Donald Trump et de quoi embarrasser la FED

La Fed d’Atlanta nous avait prévenus, la croissance du troisième trimestre serait faite au moins pour moitié de l’augmentation des stocks des entreprises. Ces derniers sont effectivement au rendez-vous des données officielles, avec une contribution à la croissance fidèle aux attentes, de 2,1 points. Manque le reste ! Avec une croissance de 3,5 % r.a. au troisième trimestre, le PIB américain n’a progressé que de 1 % en termes réels hors stocks. Force est de constater que la méthode Trump peine à porter ses fruits là où elle était attendue : investissements et exportations ne sont pas au RDV quand la reflation se fait toujours attendre avec un déflateur du PIB en hausse de 1,4 % seulement en rythme annualisé, qui aura peut-être le mérite de faire retomber les taux longs…

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BCE preview – plus « dovish » mais sans plus

Depuis la réunion de septembre, les chiffres d’activité en Zone Euro sont ressortis plus faibles qu’attendu tandis que l’inflation sous-jacente ne montre toujours pas de signe d’amélioration. Ceci devrait forcer M. Draghi à adopter un ton plus prudent sans toutefois remettre profondément en cause la stratégie de la BCE. Son président optera sans doute pour repousser à décembre l’annonce d’éventuels ajustements, face à des différences de vues vraisemblablement persistantes au sein du conseil.

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Nette détérioration de la conjoncture chinoise au 3ème trimestre

Sans réelle surprise, compte-tenu des indicateurs récents, la situation économique chinoise s’est nettement dégradée au troisième trimestre.

Durant cette période, le PIB réel aurait augmenté de 1,6 %, après 1,7% au deuxième trimestre (chiffre initialement annoncé à 1.8 %). En glissement annuel, ce résultat se traduit par une croissance 6,5 %, après 6,7 %, contre 6,6 % prévu par le consensus de marché. Il s’agit du résultat le plus faible depuis 2009 où la croissance avait atteint 6,2 %.

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Dangereux excès de zèle de la Commission Européenne

Italie, Belgique, Espagne, France… la liste des pays dans le viseur de la Commission européenne faute de suivre leur feuille de route budgétaire pour 2019 s’allonge de jour en jour, à un moment critique où les risques de contagion de la crise italienne s’amplifient au fur et à mesure des déceptions sur la conjoncture et l’inflation et à l’approche de la fin supposée du programme d’achats d’actifs de la BCE.

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Postview Inflation Royaume-Uni : La décélération s’accentue

L’inflation au Royaume-Uni en septembre a ralenti à 2.4% en g.a. après 2,7 % le mois précédent. Un chiffre en ligne avec nos attentes mais très en deçà de celles du consensus (2,6 %). La surprise à la baisse est venue de l’alimentation mais aussi de l’inflation sous-jacente qui reprend son mouvement de ralentissement après le rebond temporaire du mois d’août ; un résultat à même de tempérer les craintes de la Banque d’Angleterre sur les risques de hausses des pressions inflationnistes domestiques.

L’inflation RPI a aussi ralenti à 3.3% en g.a après 3,5 %, en deçà des attentes du consensus pour un chiffre stable.

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Postview Inflation américaine : La Fed peut prendre tout son temps

L’inflation aux Etats-Unis en septembre a poursuivi sa décélération à 2,3 % en g.a. après 2.7% en août et un point haut à 2,9 % en juillet. Dans le même temps, l’inflation sous-jacente est restée stable à 2.2% en g.a. Deux chiffres en deçà des attentes du consensus (respectivement à 2,4 % et 2,3 %) qui donnent des marges de manœuvre à la Fed pour, si elle le souhaite, temporiser sa politique monétaire et calmer la nervosité des marchés financiers.

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À la question, quelle hausse des taux d’intérêt les bourses mondiales peuvent elles supporter, les marchés ont répondu…

Il s’agissait de la question centrale posée à tout économiste et responsable de politique monétaire ces dernières semaines face à la multiplication des signes d’emballement de la croissance américaine et au diagnostic d’un incontournable changement de cap monétaire censé s’ensuivre : quel degré de remontée des taux d’intérêt les marchés boursiers pourraient-ils absorber après dix années sous perfusion d’hyper liquidités et de taux d’intérêt mondiaux historiquement bas ? La réponse semble avoir été donnée ces derniers jours et confirme ce que l’on pouvait soupçonner : la marge de hausse des taux d’intérêt acceptable par les bourses mondiales est… proche de zéro. Lire la suite…