La guerre a déjà trop duré pour que les marchés de taux conservent leur calme

Les perturbations financières consécutives aux douze premiers jours du conflit en Iran n’ont eu que des repercussions limitées sur le niveau des taux d’intérêt à long terme, jusqu’à présent. Ces derniers se sont, certes, tendus immédiatement après l’ouverture des hostilités mais restent inférieurs à leur niveau du début du mois de février aux Etats-Unis et en retrait de leurs plus hauts du début 2025 dans la plupart des pays européens. Cette relative sagesse s’explique par l’hypothèse prédominante d’un conflit de courte durée, ce qui a peu inquiété les anticipations d’inflation. Ces dernières ont, en effet, très peu évolué depuis le 28 février, bien qu’à peine plus nerveuses en zone euro qu’aux Etats-Unis avec la flambée des cours du gaz.

La menace d’un conflit plus durable qu’anticipé pourrait changer cette donne et entraîner des conséquences en chaîne, économiques et financières, beaucoup plus dommageables que jusqu’alors. L’impatience des marchés commence à se faire sentir…
Les marchés de taux ne résistent jamais très longtemps aux embardées des cours du pétrole.

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