Las en même temps que consternés par les développements politiques en cours, on en oublierait presque de s’arrêter sur la réalité économique de la France. Les données publiées ces derniers temps décrivent, pourtant, un panorama plutôt engageant qui, dans le contexte actuel, retient l’attention. Derrière la hausse surprise de 0,5 % du PIB du troisième trimestre se trouvent, en effet, de plus en plus d’éléments convaincants, lesquels même s’ils risquent d’être soumis à des décisions, encore inconnues, qui constitueront peut-être le budget 2026, rassurent sur la situation et les perspectives hexagonales.
Les publications estivales avaient déjà mis la puce à l’oreille sans être, toutefois, suffisantes. Les dernières informations le sont nettement plus, pour ce qui est, du moins, de la conjoncture industrielle, avec ce constat assez largement inattendu : depuis le début du mois de septembre, la France semble la première source d’amélioration du climat des affaires en zone euro.
Que penser dès lors des changements de politique économique qui se profilent ; pourraient-ils remettre en cause ces tendances ou ces dernières sont-elles suffisamment solides pour y faire face ? Le diagnostic est assez sensiblement différent selon que l’on observe l’industrie ou les services, l’activité industrielle ou celle des ménages, et permet de mieux cerner les risques assortis à l’élaboration du budget 2026.
