Se soumettre ou se démettre : le premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, en position délicate avec un gouvernement minoritaire et une conjoncture précaire, ne pouvait pas refuser un accord avec le deuxième partenaire commercial du pays…. Le Japon n’est pas en position de sacrifier ses exportations à destination des Etats-Unis, soit 4 % de son PIB.
Initialement annoncés à 25 %, les droits de douane américains sur les produits japonais seront, grâce à cet accord, ramenés à 15 %, y compris sur l’automobile. Cette dernière représente environ un tiers des exportations japonaises vers les Etats-Unis. L’acier et l’aluminium restent, en revanche, soumis à des surtaxes de 50 %.
L’indice Nikkei a salué la nouvelle, avec une hausse de 3,6 % et les taux à 10 ans japonais ont retrouvé un plus haut depuis 2008. En comparaison des autres pays, le Japon a, au moins, réduit le niveau des sanctions. Ce qui frappe, en revanche, c’est ce à quoi le Japon a dû consentir pour une baisse de seulement 10 points des droits de douane, au regard du coût que représentent les 15 % restants pour son économie.

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