Non, D. Trump n’a pas refermé à Davos la crise qu’il a ouverte le week-end dernier

La prise de parole de D. Trump au forum de Davos était au cœur des attentes du jour. Que retenir de la logorrhée à laquelle s’est livré le président américain ?
1- Sans surprise, il n’a pas tari d’éloges sur son bilan, au sujet duquel il a égrené les réussites supposées de son année au pouvoir, parfois sur la base de données ou d’affirmations des plus fantaisistes. Cette longue première partie de son discours, à destination de son électorat, avait pour objectif de rappeler son engagement à l’égard des ménages américains.
2- D. Trump a aussi cherché à justifier sa volonté d’annexer le Groenland, reprochant, notamment, aux Danois de ne pas avoir agi comme ils s’y étaient engagés pour portéger la région. En somme, D. Trump n’aurait pas d’autre choix que de mettre la main sur ce territoire, vital pour la sécurité de l’Amérique.
3- Le président américain a soigné son image, un brin paternaliste, évitant d’apparaître comme un va-t-en guerre. Mais, s’il a explicitement écarté le recours à la force pour obtenir le Groenland, ses propos particulièrement critiques et méprisants à l’égard des pays européens, mêlaient moqueries et provocations, en même temps que menaces explicites ou à mots à peine couverts, a priori, économiques, peut-être géopolitiques.
Quand bien même, le président américain n’a donné aucune précision sur ses intentions, le conflit est donc incontestablement ouvert entre l’Amérique de D. Trump et les Européens et l’on voit mal, après ce discours, comment les uns et les autres pourraient s’asseoir à la table de négociations, à ce stade, pour régler les différends en présence. Il faut donc s’attendre à des rebondissements et, vraisemblablement, à une escalade au niveau, au moins, commercial.

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