Pas facile de décrocher pendant cette première quinzaine d’août. Usuellement temps de répit, les rebondissements n’ont pas cessé durant ce cœur d’été 2025, encore et toujours monopolisé par l’administration américaine. Qu’en retire-t-on ?
1- La guerre commerciale n’est pas près de prendre fin. Si accords il continue à y avoir, tout un chacun aura compris que ces derniers n’ont qu’une valeur toute relative. Avec les droits de douane, l’administration américaine a trouvé une recette pour tirer les ficelles de négociations en tous genres : financement des investissements, potentiellement de sa dette, pression idéologique, politique, diplomatique, de sorte que les nouvelles menaces foisonnent, revenant sans scrupules sur les pseudos engagements passés. Or, tout indique que ce mode de gouvernance est là pour durer. Les Européens ont plié mais n’ont pas plus de garantie sur ce qui pourrait les attendre à la première occasion. Ils auraient peut-être gagné quelques concessions et un délai supplémentaire en se montrant moins coopérants et auraient, surtout, évité de donner l’image d’une Europe totalement impuissante aux conséquences ravageuses sur la confiance des Européens. Quoi qu’il en soit, si la perspective d’accords commerciaux a constitué le principal espoir d’une issue plus favorable que celle du « Liberation Day », la confiance sur ce front s’est sérieusement érodée ces derniers temps. Le Brésil écope de droits de 50 % pour refuser d’exonérer l’ex-président Bolsonaro de son jugement. L’Inde est soumise au même sort parce qu’elle n’a pas cédé à la menace. La Suisse, enfin, est sanctionnée à hauteur de 39 %, au lieu des 31 % annoncés le 2 avril, pour la bonne et simple raison de ses excédents. Premier marché à l’exportation du pays, la Suisse réalise les deux-tiers de ces derniers auprès des Etats-Unis, pour l’essentiel grace à la vente de produits chimiques et pharmaceutiques que D. Trump a pour cible.
