L’histoire est aussi vieille que l’humanité, la tendance naturelle de l’homme est de préférer l’illusion et la séduction à la brutalité de certaines vérités et la réalité du danger. Mais comme pour l’agneau, le hibou ou le berger, « quiconque est loup agisse en loup ». Alors, le nouveau président des États-Unis investi ce 20 janvier à la Maison Blanche, déjouera-t-il la fable ? Il est peu probable que nous ayons la réponse dès aujourd’hui. Pour autant, c’est bien la question qui hante la planète et, à ce titre, pourrait faire des premiers jours de la nouvelle présidence américaine un enjeu majeur, en fonction principalement d’un sujet central : la politique économique de D.J. Trump sera-t-elle celle d’une reflation vertueuse ou, au contraire, d’une inflation destructrice ? De la réponse à cette question pourrait dépendre dans une large mesure la poursuite ou non du cycle mondial des marchés boursiers.
Author Archives: Véronique Riches-Flores
BCE – Quelque chose nous échappe
Contrairement à nos anticipations Mario Draghi n’a rien changé au ton de son communiqué conservant un biais résolument accommodant, notamment souligné par la phrase suivante :
“Les développements économiques et l’analyse monétaire confirment la nécessité de poursuivre la voie d’un soutien monétaire très substantiel pour assurer le retour de l’inflation vers, bien que sous, 2 %, sans retard injustifié”. Cette posture est surprenante dans le contexte présent. Lire la suite…
La FED a un problème d’inflation
Du Beige book publié mercredi soir, il ressort un trait essentiel : l’intensification généralisée des tensions inflationnistes de plus en plus ressenties sur le marché du travail mais également au niveau des prix des inputs. Les difficultés à l’embauche de personnel qualifié sont dorénavant mentionnées dans une grande majorité de districts et touchent aussi dans certains cas le personnel non-qualifié.Malgré des retours sur l’activité somme toute relativement modestes, les marges de manœuvres de la FED dans un contexte révélé d’accélération de l’inflation et des salaires risquent de sérieusement se réduire. Lire la suite…
BCE, plus de risques de mauvaises que de bonnes surprises
Alors que M. Draghi a dû jouer des coudes pour prolonger comme il l’a fait ses mesures de soutien à l’économie en fin d’année dernière, force est de constater que les publications économiques de ces dernières semaines le mettent en porte-à-faux. Pas sûr dès lors que la partie soit aussi facile que jusqu’alors face à une opposition sans doute grandissante au sein du conseil des gouverneurs. Lire la suite…
Les leçons d’ouverture économique de Theresa May
Sous une apparence conciliante, la première Ministre britannique a engagé aujourd’hui ce qui s’apparente à un bras de fer avec l’UE en confirmant la ferme volonté du gouvernement de mener à bien le processus de sortie du Royaume-Uni de l’UE, réfutant tout scénario intermédiaire.
Idéalement, le Royaume-Uni retrouvera toute sa souveraineté tout en négociant un nouveau pacte commercial avec ses partenaires et en pratiquant une politique d’ouverture internationale qui devrait aboutir à faire de l’économie britannique une grande nation commerçante mondiale. Lire la suite…
Reflation oui, reflation non ?
Marchés et économistes ne savent plus où donner de la tête. Où vont le dollar, les prix des matières premières, les taux d’intérêt et in fine les marchés boursiers ? Depuis l’élection de Donald Trump, à peu près tous les scenarii sont dans la nature avec, à ce stade, bien peu d’éléments pour les départager. Après avoir monté en épingle un scénario de reflation mondiale, les doutes s’instillent dans les esprits. Si les indicateurs de sentiment ont, partout, le vent en poupe, les statistiques sur l’économie réelle sont plus timorées. Lire la suite…
Médiocre, le rapport sur l’emploi américain fait néanmoins monter les taux longs…
… La FED piégée par l’accélération des salaires
L’ADP nous avait mis sur la piste, les NFP le confirment, l’économie américaine n’a créé que bien peu d’emplois au cours du mois écoulé : 156 000, après 204 000 en novembre (révisé à la hausse), soit seulement 144 000 dans le secteur privé. Sur un an, les créations de postes n’augmentent plus qu’à un rythme de 1,5 %, le plus bas depuis 2013. Lire la suite…
L’économie britannique en plein boom, merci et adieu l’Europe !
À observer les bons résultats de l’économie britannique depuis le vote du 23 juin, on pourrait craindre que d’autres pays soient tentés de suivre l’exemple. La croissance semble en plein boom, en effet, bénéficiant tout à la fois de l’avantage d’un taux de change proche de ses plus bas historiques, d’une forte baisse du niveau des taux d’intérêt et des mesures de soutien budgétaires adoptées sous le coup de la panique cet été, tout en continuant à profiter des avantages du grand marché européen à destination duquel le Royaume-Uni a vu ses exportations s’envoler ces derniers mois. Le comble est que cette situation pourrait bien durer car s’il est une rare certitude dans cette épopée, c’est que les négociations de sortie de l’UE prendront du temps, un temps en l’occurrence suffisamment long pour permettre à l’économie britannique d’engranger encore de nombreux succès avant que les accrocs, plus douloureux, ne se fassent jour. Alors, vive le Brexit