Salaires, shutdown, intempéries… L’inflation américaine baissera-t-elle autant que prévu ?

L’inflation américaine du mois de janvier sera publiée aujourd’hui. En cette période de pénurie d’information, liée aux perturbations du shutdown, et après le changement de stratégie de la FED, cette statistique sera particulièrement scrutée. Les risques de surprise sont relativement conséquents par rapport au consensus. Selon nos estimations, l’inflation totale devrait continuer de refluer de 1,9 % en décembre à 1,7 % en janvier, un résultat, toutefois, supérieur de deux dixièmes aux attentes du consensus (1,5 %). L’inflation sous-jacente, par ailleurs, se stabiliserait à 2,2 %, au lieu de refluer à 2,1 % comme attendu par le marché.

 
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Jérôme_Powell dans la démesure

Nous attendions de la FED qu’elle infléchisse son discours et prépare les marchés à un statu quo lors de son prochain FOMC de mars mais qu’elle garde, néanmoins, la main en vue d’éventuelles remontées de ses taux directeurs plus tard, courant 2019, quand bien même notre scénario n’envisage pas qu’elle en ait l’occasion avant, peut-être, la toute fin d’année. La FED est allée plus loin encore. Par ses commentaires sur le fait que le niveau des fed funds était approprié, globalement neutre, et en l’absence de référence à un quelconque risque inflationniste futur, le message envoyé par Jérôme Powell apparaît incontestablement conciliant. Un tel revirement est pour le moins troublant à ce stade du cycle et compte-tenu de la confiance, par ailleurs, affichée sur les perspectives macro-économiques américaines.

 
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Preview FED – Première d’une trop longue série de conférences de presse pour J._Powell

Lorsqu’au printemps dernier, la FED a fait part de sa décision de tenir à partir de janvier 2019 une conférence de presse après chaque FOMC, toutes les six semaines, nombreux ont vu dans ce message la perspective d’une possible accélération du tempo de hausse de ses taux directeurs. Après tout, la FED avait, à de nombreuses reprises par le passé, pratiqué des ajustements de ses taux beaucoup plus rapprochés que ces derniers temps, pouvant aller jusqu’à des relèvements d’affilée de 50 points de base à six semaines d’intervalle. Dans un contexte de croissance économique soutenue, de remontée des anticipations d’inflation et d’une certaine exubérance des marchés financiers, l’hypothèse d’une accélération du rythme des hausses de taux était défendable et, avec elle, la tenue de conférences de presse plus rapprochées, destinées à garantir une meilleure communication. Cette décision semble pourtant bien mal tomber si, comme nous le pensons, la FED était amenée à maintenir le niveau des fed funds essentiellement inchangés cette année.

 
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Un Noël en or

À défaut d’avoir autorisé un rallye des marchés, l’action du président de la Fed a, au moins, réussi une prouesse : rallumer les feux des cours de l’or ! Certes, les banques centrales n’ont pas pour mission de soutenir les marchés d’actions et, l’économie américaine étant aussi bien portante, il n’y a fondamentalement aucune raison de ne pas poursuivre l’exercice de normalisation monétaire. Mais nous savons à quel point les phénomènes de correction de marché sont difficiles à appréhender et à quel point toute erreur de diagnostic peut entrainer un risque disproportionné dans un contexte de survalorisation fondamentale des actifs et de haut degré de financiarisation de nos économies.

 
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Pour une fois, le président de la FED aurait été bien inspiré d’écouter D. Trump !

La FED a décidé de passer outre les alertes en provenance des marchés financiers et de relever une nouvelle fois le niveau de ses taux directeurs à 2,50 %. Justifiée il y a encore quelques jours au vu des développements économiques récents, la décision l’était beaucoup moins ces derniers jours au vu de la montée des risques financiers. En cela, sa décision est assez inédite et d’autant plus surprenante au regard de la chute des anticipations d’inflation, que Jérôme Powell avait signalées comme directrices dans la conduite de sa politique monétaire. Tout aussi gênantes sont les incohérences que l’on relève dans son scénario d’inflation. L’ensemble n’est guère rassurant.

 
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Preview Fed – hausse des taux, vraiment ?

La FED, cela semblait acquis, devrait relever une nouvelle fois ses taux directeurs à 2.50 % au terme de son comité de politique monétaire, mercredi, avant, selon nous, de marquer une pause, au minimum, de plusieurs mois. Mais passera-t-elle vraiment à l’acte cette semaine ? À en juger par l’allure des marchés boursiers américains, la question se pose indiscutablement et, quoiqu’il en soit, la partie sera serrée. Par mesure de prudence, la FED pourrait se donner le temps et repousser sa décision au début d’année sans préjuger de ce qu’elle fera alors (scénario que les récents développements nous incitent à privilégier aujourd’hui). Si, au contraire, elle décide de suivre les anticipations des marchés qui pricent encore à 72 % une remontée de ses taux, il lui faudra assurément accompagner cette décision d’un discours très accommodant quant à l’orientation future de sa politique pour prévenir une chute potentiellement incontrôlable des marchés boursiers (pourquoi prendrait-elle un tel risque ?).

 
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Décevant, le rapport sur l’emploi américain voit ses effets court-circuités par l’accord de l’OPEP

Les déceptions en provenance du rapport sur l’emploi américain du mois de novembre n’ont pas eu le temps d’avoir les effets sur les marchés des taux. Entre-temps, l’accord intervenu entre les pays producteurs de pétrole en faveur d’une baisse de la production a fait s’envoler les cours du brut et, dans leur sillage, les taux d’intérêt à long terme américains. L’ensemble aboutit à une situation assez incohérente où la médiocrité des données américaines est suivie d’un redressement des rendements et d’une repentification des courbes des taux, seule la faiblesse du dollar permettant de réconcilier l’ensemble, avec, en prime, une singulière accélération de la hausse des cours de l’or. Il serait surprenant que les tendances observées sur les marchés obligataires en cette fin de semaine aillent très loin avant de s’inverser à nouveau.

 
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Corner obligataire

Entre la hausse des taux et aplatissement de la courbe des taux, l’issue est étroite

La remontée des taux longs américains a été la principale cause des tumultes financiers de ces deux derniers mois. On aurait pu penser que leur repli soit, à l’inverse, un soulagement. Tel n’est guère le cas. Car, faute de correction proportionnelle des taux d’intérêt de plus courte échéance, leur reflux a provoqué un nouvel aplatissement des courbes de rendements auquel les bourses américaines ont violemment répondu dans la journée d’hier.

Pour sortir de ce guêpier, trois conditions seraient requises : 1/Un changement de cap radical de la politique monétaire de la FED ; 2/Une stabilisation des anticipations d’inflation afin de prévenir une baisse trop rapide des taux longs ; 3/Une stabilisation des perspectives de croissance mondiale sans laquelle les anticipations d’inflation continueront vraisemblablement à être revues à la baisse, même dans le cas américain. L’ensemble, reconnaissons-le, ne correspond guère à un scénario « naturel ».

 
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