Retour vers les sommets

Regain de confiance sur les marchés financiers, qui signent cette première semaine de rentrée d’une hausse exceptionnelle des indices après leur sursaut de la fin août.  Au menu économique, peu d’éléments pour justifier cet élan mais, dans un contexte de configurations techniques très incitatif, les observateurs ont préféré porter aux nues les quelques indications réconfortantes plutôt que de s’attarder sur les moins bonnes. Par ailleurs, du côté des banques centrales, les interventions ont plutôt rassuré  Mais, c’est plus encore des développements politiques internationaux qu’est venu le réconfort, finalement, le plus influent sur les marchés financiers. Reste maintenant le plus dur : la sortie effective par le haut de la conjoncture mondiale…

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Un boulevard de baisse pour le yuan

Sans être capable de dire comment elle se ferait -dévaluation brutale ou glissade graduelle-, une dépréciation du yuan semblait inévitable depuis le printemps. Le durcissement de la position de D. Trump début août a, en l’occurrence, concrétisé l’amorce d’un nouveau repli de la devise chinoise, à l’instar de ce a été observé à chaque crispation supplémentaire dans la guerre commerciale que se livrent les dirigeants chinois et américains. Malgré tout, les variations de la devise restaient relativement limitées, le yuan se cantonnant à fluctuer dans la région dans laquelle il avait évolué ces dernières années, en-deçà de 7 CNY. Le contexte a changé depuis le milieu du mois d’août lorsque la monnaie chinoise a franchi ce seuil et, plus encore, à la suite de la nouvelle salve de tensions de vendredi dernier. Dès lors, le yuan pourrait tout aussi bien chuter vers 7,50 CNY, voire au-delà à relativement brève échéance que stopper sa descente à quelques points du niveau actuel de 7,16 CNY, en fonction des développements sur le front commercial et du bon vouloir des autorités chinoises. Autant dire que le risque d’un décrochage de la monnaie chinoise est loin d’être négligeable. Quelles pourraient en être les conséquences ?

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Peu de rescapés parmi les indices boursiers du monde émergent

Les marchés émergents ont décidément bien du mal à tirer leur épingle du jeu économique et politique international en présence. Malgré des initiatives d’un certain nombre de banques centrales en faveur de baisses de leurs taux d’intérêt directeurs, l’indice MSCI émergent peine à trouver une tendance stable. Embarqué dans le mouvement de hausse des indices mondiaux de début d’année, il n’est pas parvenu à égaler les performances du S&P 500 ou de l’Eurostoxx et affiche au cours des trois derniers mois un recul de quelques 3 %, comparable à sa médiocre performance annuelle. Derrière ce constat général, les disparités semblent prendre un nouveau tour avec des écarts de performance bien peu coutumiers de marchés qui, sauf histoires spécifiques tendent généralement à évoluer de concert, au gré d’indicateurs globaux à peu près identiques : activité industrielle, prix des matières premières et taux d’intérêt. Malgré l’attraction qu’entretiennent des taux de croissance économiques globalement plus élevés que dans le monde développé, la partie se complexifie pour les investisseurs volontaires, dans un contexte économique, financier et géopolitique de plus en plus incertains.

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La récession guette définitivement l’Allemagne, gare au réveil du DAX

Après avoir envoyé des signaux franchement négatifs pendant les premiers mois de l’année, le ZEW replonge encore plus fortement en juillet, retrouvant des niveaux jamais vus depuis la crise de 2008-2009. Une très mauvaise nouvelle, notamment, pour les secteurs exportateurs dont les perspectives de reprise imminente semblent enterrées. En l’occurrence, c’est une récession de l’économie allemande que suggère cette enquête à horizon de la fin de l’année. Jusqu’à présent insensible à la dégradation de la conjoncture, l’indice phare de la bourse de Francfort pourrait avoir plus de difficultés à digérer ce nouveau coup dur…

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Baisse des taux égale protection des cycliques, vraiment ?

La cause semble entendue. La dégradation de la conjoncture internationale, sur fond de crispations commerciales persistantes et d’absence d’inflation poussera la FED à assouplir sa politique monétaire et, de facto, la plupart des grandes banques centrales à suivre le mouvement, d’une manière ou d’une autre, en fonction de leur inventivité… De fait, la perspective d’un retour du QE n’est plus très éloignée et stimule bourses mondiales et marchés du crédit sur fond de regain d’appétit pour les valeurs cycliques.

Il y a au moins trois raisons pour lesquelles ces réactions semblent discutables et, par voie de conséquence, sujettes à révision.

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La dernière correction des marchés ne devait pas excéder octobre… Qu’en sera-t-il de l’actuelle ?

Comme en octobre dernier, la correction des marchés ne semble pas inquiéter outre mesure les investisseurs, tentés, pour beaucoup, de voir se profiler dans le repli en cours des opportunités d’investissement à bon compte.

La dégradation des perspectives mondiales, le retournement du cycle des profits, le peu de marges de manœuvre des banques centrales et l’instabilité géopolitique croissante ne nous encouragent pas sur cette voie. Au contraire de la fin de l’année dernière, les forces de rappel font, en effet, bougrement défaut pour miser sur une récupération imminente des marchés mondiaux.

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Bourgeonnements de printemps sur les marchés européens

La configuration boursière de la fin février nous avait mis sur la piste d’un vraisemblable rallye de printemps de l’Eurostoxx que nous envisagions alors en route pour les 3500 points (voir à ce sujet « Un air de printemps sur les bourses européennes »). À deux doigts de cet objectif, la confiance des marchés ne semble pas mollir en dépit d’un environnement fondamental jonché d’incertitudes, avec, ces derniers jours, une évidente tentation des cycliques les plus en retard à reprendre du poil de la bête. De fait, c’est bien de ces secteurs à la traîne qu’est tributaire l’évolution de l’Eurostoxx, à savoir en tout premier lieu : les bancaires, l’automobile et les ressources de base. A quelles conditions ces secteurs pourraient-ils se décrisper et ouvrir la voie à une plus large expansion des indices européens ?

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Le rallye de début d’année impose-t-il une révision de notre stratégie d’allocation d’actifs ?

La résilience des marchés boursiers de ce début d’année est assez sidérante au vu de ce que nous délivrent les nouvelles sur l’état de santé de la conjoncture mondiale et de ce qu’elles suggèrent en matière de perspectives de résultats des entreprises. Bien qu’un certain nombre de forces de rappel prévisibles aient pu nous préparer à une récupération des marchés financiers, après la correction violente du dernier trimestre de l’année dernière, reconnaissons que le rebond observé a largement dépassé nos attentes.

Difficile, dans un tel cas de figure, de se dispenser d’une expertise critique sur nos erreurs d’appréciation avant de formuler un quelconque diagnostic prévisionnel. Qu’avons-nous raté et y-a-t-il dans ces éléments de quoi, reconsidérer notre vision fondamentale ?

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